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dessous et sur le même alignement, de façon qu’il n’y ait qu’une seule pile quiles sépare. La longueur du bassin doit être perpendiculaire au cours delà rivière,et il peut être fait simplement en terre avec des chaussées élévées pour le mettreabsolument à l’abri des inondations qui peuvent s’étendre tout à l’entour. Il n’estnécessaire de faire en maçonnerie que deux bas-joyers d’écluse et une pile, ainsique le radier entre ces bas-joyers. Les piles et les bas-joyers, ainsi queles portes,doivent être élevés aussi au-dessus des grandes eaux. Ce que cette écluse a departiculier, c’est que les bateaux y entrent à l’ordinaire par la proue, mais sontobligés de sortir par la poupe : par cette disposition, on doit faire le bassin enquarrélong et capable de contenir deux bateaux. Si on le faisait pour n’en con-tenir qu’un seul, on ferait ce bassin en forme de trapèze, par rapport au mou-vement que le bateau doit faire dans le bassin, pour se mettre vis-à-vis de laporte par où il doit sortir; et alors ce bassin devrait être presque aussi grandque pour contenir deux bateaux.
On voit que par cette manière l’eau ne peut jamais passer dans lésas pendantles inondations, et par conséquent qu’il n’est pas sujet à être dégradé; de sortequ’il peut être fait très économiquement. On peut encore placer entre la digueet la pile une vanne, afin de laisser dans cet endroit, près des portes, un cou-rant qui empêcherait que les sables ne s’y arrêtassent. Cette digue peut être faiteà l’ordinaire, en faisant passer l’eau par-dessus, et formant son extrémité quijoint l’écluse en se rétrécissant pour se joindre à la pile. On pourrait aussi for-mer différentes piles dans la rivière sur lesquelles on établirait un pont pour lesgens de pied, et entre chaque pile on placerait une espèce de clapet, qui s’ou-vrirait dans le temps des inondations par le poids seul de l’eau, lorsqu’elles’élèverait à une certaine hauteur.
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Calcul des inconvénients des canaux de Briare et de Languedoc, relatifs «
la chute de leurs écluses.
On doit voir par toutes ces réflexions qu’il n’est pas indifférent, comme ilparaît qu’on l’a cru jusqu’à présent, de donner différentes chûtes aux éclusesd’un même canal, d’en joindre deux ou plusieurs à la suite les unes des autres,et de leur faire contenir un ou plusieurs bateaux; et que si l’on ne fait pas toutesles écluses isolées et capables de contenir seulement un bateau, si on ne leur