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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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^urs *n ailes d'aval.

— us-inent à résister à cette poussée, puisque la direction de la rupture AE aboutità l’extrémité de ces murs en aile.

Je peux citer un exemple sensible pour appuyer la théorie précédente sur lalongueur des épaulcmcnts de fuite. Au canal de Givors il y a plusieurs éclusesde 3,25 à 5,57 mètres de chiite, dont les épaulcmcnts avaient 2,27 mètres delongueur et étaient accompagnés de murs en ailes de 2,92 mètres de longueuret inclinés de 50 grades. On n’eut pas plutôt mis l’eau dans les écluses que lesmurs se séparèrent tout le long du chardonet; il fallut bien vite mettre à sec lecanal et construire des murs en prolongement des épaulcmcnts pour les uns, etrelier les autres avec des fers. Ces épaulcmcnts, y compris les murs en ailes,avaient cependant la longueur de 4,55 mètres, trouvée par les calculs précé-dents- mais un mur évasé ne résiste pas à beaucoup près autant qu’un murdroit.

Les dimensions réglées dans la table précédente n’excèdent pas celle que l’ona données aux épaulcmcnts des canaux de Briare et de Languedoc. Toutes lesécluses rapportées par Bélidor , et celles dont j’ai pu me procurer les plans, ontrarement des épaulcmcnts plus petits que ceux que j’ai trouvés par le calcul,et souvent ils en ont de plus grands.

D’ailleurs, il est nécessaire que ces murs aient une longueur au moins égaleà la ilèche des portes, afin de pouvoir les ouvrir facilement en entier, puisquec’cst sur ces murs que doit marcher l’éclusier pour faire sa manœuvre.

Les murs d’ailes qui accompagnent ces épaulcmcnts de fuite doivent avoirpour épaisseur le tiers de leur hauteur, parce qu’ils soutiennent des terres. Onpeut les couvrir de marches lorsqu’ils soutiennent des talus: on forme parlades escaliers commodes pour communiquer depuis la plate-forme de l’écluse àla rampe; ces murs d’ailes se terminent ordinairement au bord du canal. Onpeut aussi former des murs en retour perpendiculaires au canal à la suite de cesmurs en ailes, mais il ne sont pas aussi nécessaires que dans la partie supé-rieure, parce que la filtration des eaux du bief inférieur n’est pas aussi dange-reuse que celle des eaux du bief supérieur ou de la chambre de l’écluse.

On construit ordinairement des massifs derrière et au-dessous des chardonels,dont l’usage est de loger les ancres qui retiennent les coliers et de les faire tenirà une partie de maçonnerie un peu considérable, afin qu’ils soient arrêtés plussolidement : mais il sont encore très essentiels pour empêcher les eaux de s'in-sinuer par derrière, le long des bas-joyers, et de former une disjonction entreles terres et la maçonnerie qui, formant un vide, donnerait lieu à toute l’action