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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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Raison du peu d'ac-tion que doit avoirl'eau en sortant.

Écluses pour les pen-tes considérables.

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On fermera de même ces ouvertures par une espèce de pilon dont le manchepassera dans un trou pratiqué du haut en bas dans l’épaisseur des bas-joyers :on en usera de même pour les pilons supérieurs.

On pourrait, peut-être même avec plus d’avantage, faire en amont comme enaval, sortir les tuyaux dans les murs des bas-joyers. Comme on pourrait faireles renfoncements de sortie plus élevés que sous le mur de chûtc, on ne crain-drait pas que le bouillonnement de l’eau contre le dessous de la voûte du murde chûle le faligàt et tendit à la dégrader.

On sait que dans les tuyaux par où l’eau sort à gueule bée, elle forme unbouillon , mais ne jaillit pas bien haut, parce que la dépense de l’eau à sa sortieserait plus considérable que celle qui peut entrer en même temps, mais l’onrendra encore ce bouillonnement moins considérable en faisant le tuyau ens’élargissant depuis son entrée à sa sortie.

Les renfoncements de fuite seront plus larges que ceux d’entrée et seront faitsavec soin avec de grosses pierres toutes cramponées ensemble pour qu’elles nesc dérangent pas ; le radier joignant sera aussi cramponé, ainsi que les pierresde la voûte sous le mur de chûtc et le mur que l’on fera dans le fond de ce ren-foncement , qui sera lié avec le mur de garde radier d’amont.

Il est certain qu’il ne peut s’établir aucun courant dans le sas, et quand ils’en établirait en aval en sortant des murs d’épaulement, comme ces deux cou-rants sont opposés, ils se détruiront l'un l’autre, et il n’y en aura aucun au-delàde l’écluse. Il y a donc la plus grande apparence que l’on pourra éviter tous lesfaux radiers et les perrés que l’on est obligé de faire le plus souvent à la suitede ces écluses, ce qui forme une assez grande dépense.

Lorsque la pente d’un canal est très considérable, alors l’avantage que l’on enpeut retirer se réduit à peu de chose, et peut même être quelquefois absolu-ment nul. Il peut arriver que celte pente soit telle que l’on ne ferait pas plusd’une lieue par jour, alors il y aurait certainement de l’avantage à faire un por-tage plutôt qu’une navigation de cet ter espèce; mais lorsque l’on se trouve surun rocher solide, ce qui arrive assez ordinairement dans ces circonstances, onpeut faire des sas en forme de puits creusés dans le rocher sur 50 ou 50 mètresde hauteur : ces sas communiqueraient à des parties de canaux souterrains quise fermeraient à la sortie du sas par le moyen d’une vanne, que l’on rendraitcapable d’une grande résistance par de forts arcs-boutants qui s’appuieraientcontre le rocher.

Pour faire remplir ces sortes de sas, on formerait à côté un puits qui y corn-