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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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entreprendre la navigation du canal Le canal de Monsieur, en Anjou, et celuide Givords ont été faits par des compagnies qui n’ont pas d’autre produit à espé-rer que le débit des charbons de terre. Ils ont coûté cependant l’un et l’autreplus d’un million pour ce seul objet; celui-ci aurait un avantage bien plus consi-dérable que ceux-là: puisque le charbon pourrait se transporter indifféremmentdu côté de Lyon et du côté de Paris ; et quoique l’on ait à Lyon le charbon duForez , plus proche que celui de Mont-Cenis, cependant celui-ci soutient la con-currence par rapport à son excellente qualité, qui a été reconnue supérieure àtoute autre.

La rigole ayant 1,95 mètre de largeur dans le fond, et 277,8 millimètres depente par kilomètre, serait navigable sans avoir besoin d’aucune écluse. Afind’avoir une quantité d’eau suffisante pour la navigation, on aurait l’attentionde réserver l’eau dans les étangs sans la laisser couler continuellement, maisseulement lorsqu’on ferait marcher les convois de bateaux, ce qui pourrait sefaire tous les jours ou tous les deux jours, et en proportion de la quantité de char-bon que l’on aurait à voiturer. Par ce moyen, l’eau de la rigole aurait une pro-fondeur de 8 à 9 décimètres, et pourrait porter des bateaux un peu élevés.

Comme ces bateaux seraient plus petits que ceux du canal, on les déchargeraitau point de partage, dans de plus grands bateaux, et on pourrait, sans rienchanger aux dimensions des rigoles qui auront 1,95 mètre de largeur dans lefond, sur 97 centimètres de profondeur, se servir de bateaux de 1,95 mètre delargeur par le dessus, sur 6 à 7 mètres de long.

On a vu dans l’état des jauges qu’il y avait une différence considérable entrecelles d'hiver et celles d’été, qui ne sont guère que la huitième partie des pre-mières. Par conséquent, on aura en hiver beaucoup plus d’eau qu’on n’en aurabesoin, et on pourrait en manquer en été, surtout si l’on en emploie une partiepour l’arrosage des prés. On formera en conséquence de grands étangs à la prise É , 4 la pris ,d’eau des ruisseaux, dans tous les endroits où les vallons seront propres à les ' Uju 'établir, où leur pente ne sera pas trop rapide, et où l’on pourra joindre les co-teaux opposés par des levées qui n’auront pas de grandes longueurs. Le premieret le second de ces étangs, au-dessus des moulins du Villet et le Duc, sont faits :le second surtout est très considérable. On exhaussera la chaussée de 1,95 mètrepour le premier, afin de lui donner plus d’étendue. On en fera un troisième dansles vallons de Torcy , qui recevra les eaux de Chanliau et du Breuil. Celui-cipeut-être considérable parce que dans l’endroit où l’on doit faire la chaussée levallon est très étroit, et que l’étang s’étendra dans deux vallons assez plats pour