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faire la plus grande partie des écluses en briques, en raison de la mauvaisequalité des matériaux pour les ouvrages qui se font dans l’eau, le canal de Dijon devrait être estimé 19,598,603 francs , lorsque celui du Charolais coûtera7,167,260 fr. comme on l’a estimé.
Mais si le canal du Charolais devait coûter dix millions, comme l’a penséM. Hue, il s’ensuivrait nécessairement de cette comparaison que celui de Dijon devrait coûter 27,061,508 francs, en suivant la même proportion. Cependantce même canal n’a été estimé par M. Abeille, qui en a fait tous les détails, que8,163,418 francs, et 10,080,576 francs par M. Gabriel, qui, après avoir faitquelques changements au projet de M. Abeille, en avait aussi fait un estimatifdétaillé. Les estimations ayant été faites en 1727 , les prix ont beaucoup aug-menté depuis, mais ils n’ont certainement pas doublé, d’autant plus que lesdéblais étaient portés à la valeur actuelle. M. Perronet, qui a examiné avec laplus grande attention tout ce projet, dit que cette estimation pouvait aller àquinze ou dix-huit millions. En admettant la plus forte somme de dix-huit mil-lions pour la dépense du canal de Dijon , on trouve que celui du Charolais nedoit être porté qu’à 6,630,477 fr. , et je pense effectivement qu’il ne doit pascoûter davantage. Par conséquent, l’on doit être aussi tranquille sur la dé-pense de ce canal, portée à sept millions, que sur la quantité d’eau que l’onpourra y conduire.
ARTICLE III.
Entretien du canal.
Comme on n’a négligé aucune précaution pour diminuer l’entretien du canaldu Charolais,, et surtout pour éviter tout ce qui pourrait y causer des dégrada-tions, on peut démontrer évidemment que cet entretien sera peu considérable,et beaucoup moindre que celui des canaux exécutés jusqu’à présent.
L’entretien ordinaire des canaux consiste à réparer les portes et les radiersdes écluses, et surtout à curer de temps en temps les biefs. Le comblementqui se fait ordinairement est occasionné par le dépôt des eaux troubles, et sur-tout par les sables et vases qui y sont amenés par les ruisseaux et rivières qu’ony laisse entrer. Cet inconvénient était si considérable au canal de Languedoc (1),
(t) Voyez l’Architecture hydraulique de Bélidor, art. 1080.