Buch 
Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
Entstehung
Seite
217
JPEG-Download
 

217

Quantité deau de pluie par an.

On trouve dans les mémoires de lAcadémie des Sciences , année 1733, quilétait tombé moyennement à Béziers , pendant les huit années qui précédèrentcelle-, 433 millimètres de hauteur deau de pluie, tandis quil nen était tombéà Paris que 379 millimètres ; d lon peut présumer qu'il tombe environ unhuitième deau de pluie à Béziers de plus quà Paris .

Par les expériences que M. Maret, secrétaire de lacadémie de Dijon , a faitesen cette ville depuis vingt ans, il a trouvé par année moyenne 705 millimètres.On a trouvé à Beaune pendant quinze ans le même résultat , et pendant lesmêmes années on a trouvé à Montmorenci, près de Paris , quil en était tombé460 millimètres ; d lon peut conclure quil tombe en Bourgogne environ untiers plus deau de pluie quà Paris , et un quart de plus quen Languedoc .

Il paraît dabord singulier quil pleuve plus dans les parties méridionales dela Fiancc que dans les parties septentrionales, mais on a aussi fait cette obser-vation en Italie , M. le marquis Poleni a trouvé quil tombait moyennementà Padouc 1,164 mètre deau, année commune.

Probablement il tombe plus deau à Béziers et à Padouc quà Paris , parce queces deux premières villes sont proches de la mer ; et, comme il sélève beaucoupplus de vapeurs de la mer que des terres, la pluie qui sen forme doit tomber enplus grande abondance sur les côtes que dans lintérieur des continents.

Les hautes montagnes qui se trouvent dans le milieu des continents sont uneautre cause de labondance des pluies qui balance sans doute la première, et cestprobablement la raison pour laquelle il pleut davantage en Bourgogne que surles côtes. Cette province se trouve également éloignée des deux mers, et danslun des pays les plus élevés de la France , puisque la plupart de ses rivières yprennent leur source.

On observe encore que, dans le même climat, il pleut beaucoup plus dans lespays de montagnes que dans la plaine. On a observé en Angleterre que dans leshautes montagnes du pays de Lancastrc il tombe, année commune, 1,41 mètredeau, tandis que dans la plaine il nen tombe que 514 millimètres.

Jai aussi remarqué, par les jauges que jai faites aux environs de Long-Pendu,que le ruisseau de Marigny, qui prend ses sources au mont Saint-Vincent, quiest la montagne la plus élevée du pays et qui est opposée directement au ventqui amène le plus ordinairement la pluie, fournissait au moins un huitième plus