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moins quelles sont plus profondes ; il y en a qui sont aussi abondantes en étéqu’en hiver, et d’autres qui suivent assez exactement la quantité d’eau que four-nissent les pluies.
Manière de tracer les rigoles.
Lorsque l’on a déterminé remplacement d’un point de partage, et qu’on en afixé le niveau, soit en formant une tranchée qu’il est rare que l’on puisse éviter,soit en faisant un percement, il faut tracer les rigoles qui doivent y conduireles eauxj en leur donnant une pente de 278 millimètres au moins par millemètres, et de 400 à u00 millimètres au plus, en observant de donner les plusfortes pentes dans les contours. Les rigoles peuvent presque toujours se faire dequatre côtes, et si l’on veut rassembler toutes les eaux dont on peut disposer, ilfaut les pousser jusques au haut des montagnes. Quelquefois même on peutpasser par dessus des montagnes basses, pour aller chercher des ruisseauxéloignés.
Canal de Languedoc.
Au canal de Languedoc , on n’a pris des rigoles que d’un côté, quoique l’onait tiré les eaux des deux côtés de la montagne, et il s’est trouvé une montagnetrès élevée dont on a d’abord intercepté les sources par une rigole du côté dumidi, qui suit la tète de la montagne pour intercepter celles du côté du nord,ou plutôt pour suivre la rivière du Lot , que l’on intercepte ensuite pour formerla rigole de la Plaine entre Sovèrc et Saint-Félix, d’où elle est conduite àNaurouse, en interceptant les sources du côté du levant, après avoir reçu avantSaint-Félix celles du côté du nord, et surtout le ruisseau de Landoz, sur lequelon a fait le grand bassin ou réservoir de Saint-Fériol. où par une rigole on aconduit les eaux prises d’abord du côté du midi de la montagne.
11 est difficile de mettre autant d'importance à une entreprise qu’on l’a fait àcelle-ci. Cependant on ne conçoit pas aisément pourquoi l’on n’a pas pris leparti simple de faire au moins deux rigoles, puisque l'on avait des montagnesfort élevées au-dessus du point de partage, d’où l’on pouvait tirer les eaux. Onpouvait commencer la grande rigole à la prise d’Alzau, ou même la pousserjusqu’à la rivière Dure, à trois ou quatre mille plus loin, en interceptant lessources du Lignon et autres ruisseaux: et comme on pouvait nécessairementprendre celte rigole plus basse, puisque celle que l’on a faite a beaucoup depente, et quelle éprouve même des cascades, il n’est pas douteux que dans