— 235 —
».c VoosqsoM ttofluaqog as ggaaag«ti«u&]ataaa<ma&gftaAaftS&£ÿU*&X»&U3^^«all^^^ «*W*
NEUVIÈME MÉMOIRE
Le premier de tous les canaux de communication des mers dont il ait étéquestion en France a été celui de la Saône à la Loire ; son extrême utilité,qui ne pouvait manquer d’être aperçue au premier examen, la grande facilitéqu’il présentait dans son exécution, et le peu de dépenses qu’il devait exiger,eu égard à celle qu’il faut faire pour les autres canaux de cette espèce, ont depuislongtemps attiré l’attention du gouvernement.
Dès le commencement du règne de François I er , qui est la première époquedes grandes entreprises dans le royaume, on s’en était déjà occupé.
En l’année 1555, Adam de Crapone, qui a lui-même exécuté le plus anciendes grands canaux d’arrosage dont il ait été question en France , proposa laconstruction du canal du Charolais à Henri II , qui, à ce que l’on croit, y fitfaire quelques travaux. Les tentatives furent renouvellées sous Henri IV ,en 1605, et le canal de Briare, qui est le premier canal que l’on ait exécutépour opérer la jonction de deux grandes rivières, ne fut même commencé queparce que le grand Sully vit que ce canal, réuni avec celui du Charolais,devait former la communication la plus importante que l’on pût procurer pourle royaume. Mais l’ouvrage le plus ancien où il soit parlé de ce projet avecquelque détail est un livre de Charles Bernard, imprimé en 1613, et dédié auprésident Jeannin, alors ministre des finances sous Henri IV . Il est dit dans celivre que « ceux qui ont examiné les différents projets proposés pour la con-jonction des mers par le centre du royaume, s’arrêtent principalement à l’étang»de Long-Pendu, également éloigné de la Loire et de la Saône , qui, en cet«endroit, ne sont éloignées l’une de l’autre que de dix-sept à dix-huit lieues;