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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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NEUVIÈME MÉMOIRE

SUR LHISTOIRE DU CANAL DE COMMUNICATION DE LA SAONE A LA LOIRE

PAR LE CHAROLAIS .

Le premier de tous les canaux de communication des mers dont il ait étéquestion en France a été celui de la Saône à la Loire ; son extrême utilité,qui ne pouvait manquer dêtre aperçue au premier examen, la grande facilitéquil présentait dans son exécution, et le peu de dépenses quil devait exiger,eu égard à celle quil faut faire pour les autres canaux de cette espèce, ont depuislongtemps attiré lattention du gouvernement.

Dès le commencement du règne de François I er , qui est la première époquedes grandes entreprises dans le royaume, on sen était déjà occupé.

En lannée 1555, Adam de Crapone, qui a lui-même exécuté le plus anciendes grands canaux darrosage dont il ait été question en France , proposa laconstruction du canal du Charolais à Henri II , qui, à ce que lon croit, y fitfaire quelques travaux. Les tentatives furent renouvellées sous Henri IV ,en 1605, et le canal de Briare, qui est le premier canal que lon ait exécutépour opérer la jonction de deux grandes rivières, ne fut même commencé queparce que le grand Sully vit que ce canal, réuni avec celui du Charolais,devait former la communication la plus importante que lon pût procurer pourle royaume. Mais louvrage le plus ancien il soit parlé de ce projet avecquelque détail est un livre de Charles Bernard, imprimé en 1613, et dédié auprésident Jeannin, alors ministre des finances sous Henri IV . Il est dit dans celivre que « ceux qui ont examiné les différents projets proposés pour la con-jonction des mers par le centre du royaume, sarrêtent principalement à létang»de Long-Pendu, également éloigné de la Loire et de la Saône , qui, en cet«endroit, ne sont éloignées lune de lautre que de dix-sept à dix-huit lieues;