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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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5,040,090 fr. ; et en faisant des sas en forme de puits il monte à 5,074,400 fr.

On ne peut se dissimuler qu’il n’y ait de très grandes difficultés pour le pas-sage du canal par Couches, et l’on ne doit prendre ces partis extraordinairesque lorsqu’on y est forcé, et qu’il n’y a aucun moyen de faire autrement.

On remarquera sur la carte que, dès que l’on est obligé depuis Autun de faireun détour assez grand pour venir à Épinac, depuis là il n’y a pas plus loin pourvenir à la Dlicune, d’aller joindre la Cozannc avant Nolay, et meme que letrajet de la Drée à Cheilly est moins long. C’est ce qui m’engagea , après avoirvu les difficultés du projet par Couches, à faire celui par jN'olay, qui, quoiqu’ilne soit pas exempt de difficultés, en a cependant beaucoup moins que l’autre.

Suivant ce projet, on côtoyerait sans difficulté la rivière jusqu’auprès dupont de Saizy. Ce pont se trouve à 162 mètres au-dessus des eaux de la Saône :là on commencerait un percement de montagnes qui aurait 5402 mètres delongueur, et par conséquent 594 mètres de plus que le percement par Couches.Il paraît que la qualité du rocher est la même; la caverne de Meneveau, danslaquelle on entre sur une grande profondeur, et qui n’en est pas fort éloignée,présente dans toute son étendue un rocher homogène et très dur. On trouvedeux parties où le vallon est fort serré. Dans l’une, au-delà du moulin l’Àrcheu,on pourrait placer le canal sur le coteau à droite, où la pente n’est pas troprapide. Il faudrait néanmoins l’élargir, ce qui ne serait pas sans difficulté,puisque les écluses ne pourraient pas être placées à moins de 117 mètres dedistance. Dans l’autre partie, où le vallon est borné d’un côté par des petitesmasses de rochers, de l’autre par des rochers de granit vif fort élevés, il neserait pas possible de se soutenir sur le coteau et d’éloigner les écluses, parceque la distance entre elles ne serait pas assez grande. Il n’y aurait pas de meil-leur moyen que de barrer le vallon par autant de digues qu’il faudrait d’écluses :on les placerait dans ces digues qui serviraient de déchargeoirs lors des grandeseaux.

Ce projet coûterait 800,000 fr. de moins que par Couches, mais ce ne seraitpas là son seul avantage : il aurait 25 écluses de moins, puisque le percementse ferait à 52 mètres plus bas : on trouverait par cette raison beaucoup plusd’eau, et la longueur serait même moindre de 7264 mètres. Un autre avantage,qui n’est certainement pas à négliger, c’est que l’on pourrait faire dans le fonddu vallon de Meneveau, au moyen d’une chaussée de 244 mètres de longueurseulement sur 26 mètres de hauteur, un réservoir entre des rochers presqueperpendiculaires à l’horizon . qui contiendrait 2570 mille mètres cubes d’eau,