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Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du centre, autrefois canal du Charolais / par M. Gauthey ... publié par M.Navier
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h vue cPoweau et au-dessus du radier; la fi*;.3, un profil en traversdans remplacement descanaux de fuite d’aval,et la fig. 4, un profilsemblable dans rempla-cement des canaux defuite d'a nont.

Voyez pl. \il, où lesfig. 5, 6 et 7 représen-tent sur une échellequadruple de celle desdessins des écluses, leplan, l’élévation, et leprofil d’un clapet et dela niche où il est placé.

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32,48 mètres. La largeur du sas est de 3,20 mètres jusqu’à 1,95 mètre au-dessus du radier,le parement des bajoyers ayant, à partir de cette hauteur, un talus de j. L’épaisseur des mursdes bajoyers est de 1,3 mètre au sommet, et de 2,72 mètres à la base : leur hauteur au-dessusdu radier est de 3,03 mètres, l’eau ne devant s’élever qu’à 49 centimètres de leur sommet.Ces bajoyers sont prolongés par des murs en aile et en retour. Le radier est formé suivant unarc concave de 24 centimètres de flèche. Sa moindre épaisseur est de 71 centimètres. Dans lesterres légères et sablonneuses, on lui a donné 1,08 mètre. Dans les mauvais fonds, on a pilotésous les bajoyers, et on a fait le radier en voûte.

Le mur de chute est formé en courbe sur le devant, afin de donner plus de force au buse,dont la saillie est de 1,75 mètre. Sous ce buse est pratiquée une voûte, dans laquelle abou-tissent les canaux de fuite qui servent à remplir l’écluse. Ces canaux, dont la section est uncercle de 63 centimètres de diamètre, prennent naissance dans des niches carrées pratiquéesau milieu des renfoncements des portes. Leur entrée devait être simplement fermée par untampon en bois, comme cela est expliqué ci-dessus dans le deuxième mémoire : mais on abientôt reconnu à cette disposition un inconvénient qui a obligé à l’abandonner, et qui consisteen ce que l’écluse étant vide, quand l’eau du bief inférieur venait à baisser, l’air se dilatait sousle tampon, en sorte que la pression atmosphérique empêchait de l’ouvrir. On a alors imaginéde fermer les entrées des niches avec des clapets, qui ont très bien réussi. Cette entrée est garnied’un châssis dormant en bois, dans lequel s’ajuste un secteur égalementen bois, formé d’unarc,de deux bracons et d’un essieu, et (pii la ferme exactement. Lcsecteurse manœuvre du dessus dubajoyer par un levier qui porte sur une pierre disposée à cet effet, et au moyen duquel on lèveou baisse une tige fixée aux bracons du secteur, dont le centre de mouvement n’est pas le mêmeque celui de sa courbure; ce qui permet à ce secteur de joindre très exactement le châssis dor-mant , quand il doit fermer le passage à l’eau, et de s’ouvrir ensuite au moyen d’un seul coupde levier, et sans qu’il y ait aucun frottement à vaincre. On évite ainsi les filtrations beaucoupmieux qu’il n’est possible de le faire avec des vannes.

L’eau passe d’un côté à l’autre des portes d’aval de l’écluse par un moyen semblable. Lescanaux de fuite ont leur entrée et leur sortie dans des niches pratiquées dans les bajoyers, ensorte que l’écoulement de l’eau ne peut, dans aucun cas, dégrader les radiers.

Les buses, le dessus des garde-radiers, les niches, les canaux de fuite, le mur de chute etla voûte qui est pratiquée dedans, les angles saillants des bajoyers, sont faits en pierre detaille, ayant au moins 32 centimètres d’épaisseur. Le reste des parements, ainsi que le dessusdu radier, est fait en moellons, dont les lits et joints sont dressés exactement, et les parementspiques entre quatre ciselures. Ces pierres et moellons sont posés en mortier de ciment. On aformé dans les parements de petits renfoncements pour retenir les crocs des bateliers. Lespierres de taille des buses et garde-radiers sont maintenues par des crampons en fer scellés enplomb. On a fait partout, dans l’épaisseur des murs et radiers, un béton sur 8 centimètresd’épaisseur, pour prévenir les filtrations. Toutes les pierres ont été fichées et garnies avec leplus grand soin, et leurs joints, dans le voisinage des buses, sont bourrés en mousse et mor-tier de ciment et chaux vive mêlé de limaille. Toutes les maçonneries de moellon formant lesmassifs ont été arrasées exactement de niveau par couches de 52 centimètres, et battues à la