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donner pour que l’équilibre s’y maintint, et l’cpaisseur des culées qui sont des-tinées à résister à la poussée. M. Bossut, dans des mémoires publiés en 1774 et1776, et M. de Prony, dans son Architecture hydraulique, ont repris les mêmesquestions d’une manière plus générale, et ont encore ajouté aux travaux deleurs prédécesseurs.
Ces recherches analytiques sont malheureusement fondées sur des hypothèsesque l’expérience dément journellement. Leurs auteurs ont presque toujours sup-posé qu’une voûte à l’instant de sa rupture, se partageait en trois parties , etque celle du milieu, faisant l’effet d’un coin , tendait à écarter les deux autres,en glissant sans frottement sur les joints qui se séparaient. En examinant atten-tivement la manière dont s’opère la rupture d’une voûte, on s’est aperçu que cen’était point ainsi qu’elle avait lieu ; et des expériences dirigées spécialement versce sujet ayant confirmé ces nouvelles observations, il faut abandonner les mé-thodes que l’on a suivies jusqu’ici, et qui conduisaient d’ailleurs à des résultatspeu susceptibles de s’appliquer à la pratique.
Parmi les questions qui dépendent delà théorie des voûtes, la plus importanteest celle de l’épaisseur que l’on doit donner aux culées. On s’en occupera aprèsavoir examiné la forme qui convient dans les différents cas aux arches des ponts,et l’épaisseur qu’elles doivent présenter à la clef.
Cet ouvrage est divisé en quatre livres.
Le premier contient la description des principaux ponts en pierre, anciens etmodernes, et particulièrement des ponts bâtis en France . On y a joint un étatgénéral de ceux des derniers dont la longueur de l’ouverture est au-dessus devingt mètres.
Le second comprend les principes généraux de l’établissement des ponts, lamanière de fixer les dimensions des parties de ponts en pierre , et celles des mursde soutènement des terres.
Le troisième a pour objet les cintres, les ponts en bois et en fer, et les pontsmobiles.
Le quatrième traite des détails des constructions, et de la formation des deviset des détails estimatifs.