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les rochers des Alpes fribourgeoises ; dans la direction del’est, les montagnes d’Uri et d’Unterwalden se détachentdavantage. Ailleurs, nous pourrons peut-être embrasser d’unseul regard toute la longue chaîne qui s’étend du dômeneigeux du Titlis à la Dent d’Oche, dont les pointes derochers émergent à l’horizon sud-ouest, de l’autre côté duLéman , comme des îles lointaines. Là, encore, apparaît, en-cadré par une éclaircie de forêt ou par les buissons desrives de l’Aar , un pittoresque groupe isolé. Mais, dans cemagnifique panorama, la palme appartiendra toujours auxcimes altières de l’Oberland bernois , du Wetterhorn à l’Altels,au milieu desquelles la Jungfrau fait miroiter l’éblouissantdiadème de ses névés, à „ cette étincelante succession deformations primitives, qui semblent appartenir à un autremonde, quand les premiers rayons d’un soleil encore invi-sible ou la pourpre du couchant, les transfigurent, tandisqu’autour d’elles la grande plaine dort dans la vague teintegrise du crépuscule. “ (Studer 1. c.)
Histoire.
La ville a l’air d’un vieux burg, avons-nous dit, etson origine fut, en effet, celle d’un burg. Quoique les cons-tructions lacustres de l’époque de la pierre, dont on a re-trouvé des traces (entre autres, au lac de Hofwyl), les tom-beaux de l’époque du bronze et les restes des colonies ro-maines qui ont été trouvés dans plusieurs endroits des en-virons, permettent de supposer que la contrée était déjàhabitée dans les temps les plus reculés, et bien que plu-sieurs localités d’alentour soient déjà mentionnées dans desdocuments du 9 me et du 10 me siècle, il paraît cependant