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DE L’HORLOGERIE.
et avant le régifuge, ou la fêle instituée en mémoire de l’expulsion de larquin, qui secélébrait le 6 des calendes : ce jour, au lieu d’être le 24, se trouvait alors le 25; et le24, qui était le jour intercalaire, s’appelait bis sexto calendas martias, parce que le joui'du régi fuge conservait son nom de sexlo calendas, et se trouvait le 25 : de la vientle nom d’années bissextiles pour celles où le mois de février avait vingt-neuf jours, eloù le 24 s’appelait bis sexto calendas.
Par cet expédient, l’année civile, fixée à 365 jours 6 heures, se trouva différer del’année solaire seulement de 11’ 12 en excès. Cette erreur, quoique imperceptible,produisait environ un jour en cent-lrente-quatre années ; en sorte que, depuis la correc-tion de César jusqu’à Lan 1582, où le pape Grégoire XIII fit une nouvelle réforme dansle calendrier, les équinoxes avaient remonté au commencement du mois où ils se trou-vent ; et celui du printemps, autrement appelé l'équinoxe pascal , se rencontrait au11 mars, au lieu de se trouver au 21 du même mois, où le concile de Nicée l’avait fixé,l’an 325.
Pour réparer ce dérangement, qui s’augmentait chaque année, et pour remettre leséquinoxes dans la place déterminée par le concile, Grégoire XIII , d’après l’avis des pluscélèbres astronomes, surtout de Clavius, ordonna, par une bulle, que l’an 1582, onretrancherait les dix jours d’erreur produits depuis le concile de Nicée , par l’excèsdes onze minutes de l'année Julienne sur l’année solaire ou astronomique, et quel’on compterait le 15 octobre, lorsque l’on ne devait compter que le 5. Et afin de prévenir une semblable erreur à l’avenir, il fut arrêté qu’en quatre cents ans on retran-cherait trois bissextiles ; par conséquent, les années 1700 et 1800 n’ont pas été bissex-tiles, et l’an 1900 ne le sera pas non plus, parce que 1600 l’a été.
La forme du calendrier grégorien est d’une exactitude bien suffisante; cependantcomme la durée exacte de l’année diffère de 11' 12" de l’année julienne, au lieu de10 43' 35 " 1/2, cela fait un jour en cent vingt-huit ans, 57/00, ou sept jours en neulcents ans; il faudrait ôter vingt jours en trente siècles au lieu de vingt-sept qu onôte réellement. Ainsi 1 an 5200, il faudrait ôter la bissextile, et dans ce cas-la il n y enaurait pas depuis 4800 jusqu’en 5600.
Il reste a dire bien des choses intéressantes relatives aux réformes que les différentspeuples du monde ont lait subir à l’année ; mais nous devons nous arrêter ici, car cesréformes sont bien plutôt du domaine de l'astronomie que de l’horlogerie, et il est denotre devoir d’abréger, autant que possible, tout ce qui n’a pas de rapport direct avec-la science chronométrique. Si pourtant quelques-uns de nos lecteurs désiraient appro-fondir ce sujet, ils trouveraient de nombreux documents dans Diodore , Varron, Lac-lance, Pline, Censorius, Plutarque , saint Augustin, Clément d’Alexandrie, Fréret,Allin, Janvier, etc.