HISTOIRE DE L’HORLOGERIE. 49
ckpsydre- est d’une antiquité très-reculée : elle était connue chez les Égyptiens,
dans la Judée , à Bahylone, dans la Chaldée, dansla Phénicie , etc., et enfin chez les Grecs et lesRomains, bien avant l’ère chrétienne. Cet instru-ment, d’après la description qu’en donne Athénée,était d’une extrême simplicité; il consistait en unvase d’argile ou démêlai, que l’on emplissait d’eau,et que l’on suspendait dans une niche pratiquéepour cet objet. A l’extrémité inférieure du vaseétait un tuyau étroit, par lequel l’eau s’échappaitgoutte <à goutte, et venait tomber dans son récipientsur lequel les heures étaient divisées. L’eau, en at-teignant successivement chacune de ces divisions ,marquait ainsi les différentes parties du jour ou dela nuit. Cette machine était susceptible de perfection-nement : ceux qu’elle reçut par les soins de Ctési-bius d’Alexandrie, l’an 660 de Rome , en firent uninstrument nouveau. Cet habile mécanicien ajouta«à la clepsydre un rouage qui, mû par la pesanteurde l’eau, servait à plusieurs usages, comme à son-ner de la trompette, à jeter des pierres, etc., etc.,et enfin à marquer les heures, les jours, lesmois , et même les signes du zodiaque. Nous don-nons plus loin une description de ce genre declepsydre.
Plutarque , dans la Vie de Dion, cite une machinehydraulique comparable à celle de Ctésibius .
Une autre pièce fort remarquable fut celle quiavait appartenu h Sapor, roi de Perse . Elle était touten cristal, et assez spacieuse à l’intérieur, pourqu’un homme pût s’y asseoir commodément. Car-dan , qui cite cette machine, dit que le roi s y instal-lait souvent pour suivre le cours des astres.
La sphère d’Archimède fut encore un des instru-ments qui devaient être mus par l’eau ou le vent,sinon par des poids, des poulies et des ressorts. Onne sait rien de positif à cet égard. Cicéron et quel-ques autres auteurs, disent que cette sphère imitait,e cours du soleil, de la lune, et des planètes connues à cette époque, c’est-à-dire vers1 an 620 de Rome .
Sablier du seizième siècle, d’après Shaw.