DE L’HORLOGERIE.
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frustrés de l’espérance de les égaler, et pareillement éviter les abus qui se pourraienttrop souvent glisser si toutes sortes de personnes y étaient admises sans l’usage de quel-ques précautions très-exactes, de l’avis de notre conseil, qui a vu la requête desditsexposants, ledit arrêt du 21 novembre 1651, et l’avis dudit lieutenant-civil, du 3 décem-bre en suivant; le tout si attaché sous le contre-cel de notre chancellerie; nous avons,par ces présentes, signées de notre main et de notre grâce spéciale, pleine puissance etautorité royale, dit et ordonné, disons et ordonnons qu’à l’avenir nos édits et lettres demaîtrise octroyées en faveur de mariage, naissance d’enfants de France , couronnements,entrées dans nos villes, etc., n’auront lieu ni effet pour ledit art d’Horlogerie, et n’enseront expédiées ni délivrées aucunes par notre chancelier et garde de nos sceaux deFrance , ce que nous interdisons et défendons; et, à cet effet, avons ledit art d’Horlo-gerie excepté et réservé de l’exécution des édits, faits et à faire par nous et les rois nossuccesseurs, pour la création des maîtres en l’étendue de notre royaume, sur quelque
sujet que ce puisse être.Voulons, au contraire, que nul ne puisse tenir boutique
ouverte, ni travailler dudit art en notre dite ville, faubourgs et banlieue d’icelle, qu’iln’ait auparavant fait apprentissage, chef-d’œuvre et expérience, conformément auxstatuts : cassant et révoquant dès à présent, comme pour lors, toutes lettres de maîtrisequi pourraient être expédiées par surprise ou autrement, au préjudice desdites pré-sentes, et défendons à tous nos juges d’y avoir aucun égard. Si donnons en mandementà nos amés et féaux conseillers, les gens tenant notre cour de parlement à Paris , prévôtdudit lieu, ou son lieutenant-civil, et à tous nos autres justiciers et officiers qu’il appar-tiendra , que cesdites présentes ils aient à faire enregistrer, garder et observer inviolable-ment, et du contenu en icelles jouir et user lesdits maîtres horlogers pleinement et paisi-blement, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchement, et au contraire, et à cefaire contraindre et obéir tous ceux que besoin sera, nonobstant oppositions et appellationsquelconques, statuts, privilèges, ordonnances et lettres au contraire, auxquelles et auxdérogatoires y contenues nous avons dérogé et dérogeons par cesdites présentes : cartel est notre bon plaisir, etc., etc.
Sous Charles IX et Henri III, beaucoup d’horlogers, en France et dans quelques au-tres parties de l’Europe , acquirent une réputation justement méritée. La plupart de cesartistes devaient posséder de grandes connaissances scientifiques; il fallait qu’ils con-nussent les mathématiques, la chimie, l’astronomie, la géométrie et la mécanique. Onvoit, dans le Trésor impérial de Vienne, dans le Kunslkammer de Berlin , au grüne Ge-wœlbe de Dresde, à l’Escurial en Espagne, à Florence, à Bruxelles, à Bruges et à Gand ,dans différentes villes de l’Angleterre et de la France, enfin, à Paris , dans les richescollections de MM. Labarte et Sauvageot, des horloges portatives qui accusent un savoiréminent et une prodigieuse habileté de la part de leurs auteurs. Quelques-unes de cespetites Horloges sont d’une complication telle, que, même en ce siècle de lumières etde progrès, peu d’horlogers seraient capables de les exécuter. Elles marquaient, outreles heures, le quantième du mois, les jours de la semaine, les phases de la lune, le
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