DE L’HORLOGERIE.
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Ce fut aussi sous l ouis XIV que l’on inventa les pendules et les montres à répétition,l’échappement à ancre dont nous venons de parler, l’outil à fendre les roues, et plu-sieurs autres pièces mécaniques dont la description nous mènerait trop loin ; maisnous devons revenir sur plusieurs des inventions que nous venons de mentionner,et donner des détails techniques et théoriques sur le pendule, sur le ressort-spiral etsur la répétition.
ARTICLE II.
DU PENDULE SIMPLE.
our faire un pendule simple, l’on sus-pend une boule de plomb, de cuivreou d’argent, de 4 ou 5 lignes de dia-mètre, à un fil de soie bien délié, ensorte que la longueur entre le centrede la boule et le point de suspension soitexactement de 36 pouces 8 lignes 1/2.Ce pendule ainsi construit, mis en mou-vement de manière que la boule nefasse que quelques pouces de chemin, aun mouvement fort régulier qui dureplus d’une demi-heure, et il peut servirà mesurer la durée du temps. Chaquevibration de ce pendule s’achève en uneseconde (ou la soixantième partie d’une minute), et, par conséquent, une heureen contient 360, et un jour 86,400. Si l’on réduit ce pendule à 9 pouces deuxlignes 1/8 de longueur, il ne fera plus qu’une demi-seconde par chaque vibra-tion, et 120 en une minute.
Un pendule construit comme nous venons de le dire conserverait perpétuelle-ment son mouvement oscillatoire s’il n’avait à vaincre la résistance de l’air et laraideur du fil au point de suspension. Ces obstacles sont fort minimes; et, si l’onappliquait près de ce pendule une puissance qui lui restituât le mouvement qu’ilperd par chacune de ses vibrations, celles-ci seraient toujours d’une égale éten-due, et mesureraient le temps d’une manière parfaite; mais il faudrait, pourcela, que quelqu’un restât près du pendule pour compter ses vibrations, ce quiserait fort incommode. C’est pourtant ce que faisaient les astronomes avantHuyghens,au commencement du règne de Louis XIV . Userait superflu de nous