Buch 
Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
Entstehung
Seite
128
JPEG-Download
 

128

HISTOIRE

Horloges, des pendules et des montres de cette époque, qui toutes attestent le talentdes artistes qui les ont exécutées. C’était donc en vain que les ouvriers français luttaientcontre les artistes anglais ; ceux-ci conservaient un avantage marqué, une supérioritéincontestable, et cette prépondérance, ils la gardèrent jusqu’au commencement du dix-huitième siècle. Nous dirons bientôt comment ils la perdirent et par qui elle leur futenlevée. Cependant la France, dans les dernières années du règne de Louis XIV , possé-dait déjà une assez grande quantité d’artistes distingués, qui tirèrent un bon parti desinventions de Huyghens , de Barlow, de Quare, de Tompion, etc. On n’était pas encorearrivé aux beaux jours de l’Horlogerie française ; mais on commençait à en pressentirl’aurore. Parmi les horlogers ou savants qui s’illustrèrent à cette époque, nous citerons,outre ceux que nous avons nommés, Hæften, Pierre Georges, Martinot et Haye, Marlot,Guillelmi Oughtred, qui a fait imprimer un livre, en 1677, dans lequel il donne lathéorie des engrenages, et des préceptes pour exécuter des pièces compliquées, tellesque des Horloges astronomiques, etc. Vers la même époque, Alimenis était célèbre àRome . 11 exécuta pour le pape Alexandre VII une Horloge de nuit qui fut généralementadmirée. Gilbert Clark est encore un des savants qui honorèrent la fin du siècle deLouis XIV. Son Traité de la construction des Horloges , imprimé à Londres en 1682,est, suivant le rapport de Leibnitz , un ouvrage remarquable.

Nous ne devons pas oublier non plus le savant Gaspard Schott, qui, dans son livreintitulé : Jesu Thecnica curiosa, seu mirabilia artis, a donné quelques bons principesde mécanique, de physique appliquée à l’horlogerie, etc., etc. Ce livre est rempli defigures techniques, à l’aide desquelles l’auteur explique la théorie des engrenages, deséchappements, les effets des forces motrices, et autres sujets intéressants au point devue de l’art.

Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en donnant ici une analyse rapide, d’aprèsJacques Alexandre, des principaux chapitres du livre de G. Schott. Nous reproduironsaussi quelques-unes des figures qui accompagnent le texte. Toutefois, ces figures étantplutôt un objet de curiosité que d’utilité, nous ne croyons pas devoir en donner uneexplication détaillée. Les personnes qui voudraient étudier consciencieusement lesoeuvres de Schott pourront se procurer son livre à la Bibliothèque Nationale.

Cet auteur donne à son sixième livre le titre de Mirabilia mechanica, les Merveillesde la mécanique, et emploie le chapitre X, qu’il intitule Planelologium Rheilanumnovum, à exposer le dernier chapitre du livre du P. Schirleus de Rheita ( VOEU d’Énochet d’Êlie ), dans lequel ce Père donne la description d’un planétaire qui représente tousles mouvements des planètes, tant vrais que moyens; leurs stations, rétrogradations etdirections, sans épicycles ni équations, et cela avec peu de roues, vis sans fin etpoulies.

A la face extérieure de la machine, il y a trois plans circulaires divisés en plusieurscercles pour les planètes et les signes du zodiaque.

Le premier plan, en commençant par le bas, contient les cercles des trois pla-