DE L’HORLOGERIE.
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et la disposition du plan incliné en faisaient toute la différence. Ce plan pouvait êtretellement prolongé, que l’Horloge pouvait marcher pendant plus d’une semaine sansqu’on remontât la boîte, etc.
» Les pièces dixième et onzième étaient des Horloges de sable qui n’avaient rien debien remarquable.
» La douzième Horloge était un globe céleste qui tournait sur la tête d’un atlas, etc.
» L’Horloge quatorzième avait son cadran en ovale, et son aiguille s’allongeait ets’accourcissait suivant les différents diamètres de l’ovale, en marquant les heures. Au-dessous de ce cadran il y avait une niche par laquelle on voyait sortir des figures quimarquaient les différents jours de la semaine.
» L’Horloge seizième avait son mouvement semblable à celui des pendules simples ;son cadran seul en était différent : il n’avait point d’aiguilles, mais à leur place il y avaitdeux cercles inégaux, dont le plus grand marquait les heures, et le plus petit les quarts.Ces deux cercles étaient cachés dans l’intérieur de la machine ; ils ne faisaient paraître,par deux ouvertures, que l’heure courante. Ce qui rendait cette machine très-commode,c’est que les caractères qui marquaient les différentes heures étaient taillés à jour surles cercles, et pouvaient par conséquent s’apercevoir pendant la nuit, au moyen d’unelampe que l’on plaçait derrière la machine, et dont la lueur ne paraissait qu’à traversles petits vides qui les formaient, etc.
» L’Horloge dix-septième était un plat d’étain sur le bord duquel les heures étaientgravées, comme sur un cadran. Après avoir rempli d’eau ce plat, on y jetait une figurede tortue de liège, qui allait chercher l’heure courante pour la marquer avec son petitmuseau; lorsqu’elle l’avait trouvée, elle s’y arrêtait; si l’on voulait l’en éloigner, elle vretournait aussitôt, et si on l’y laissait, elle suivait imperceptiblement les bords duplat, marquant toujours les heures.
o OBSERVATION.
» On ne voit dans toutes ces différentes Horloges de M. de Serviere que la représen-tation extérieure, qui est curieuse et fort surprenante; mais, comme celui qui a donnéla description de ce fameux cabinet n’a pas voulu expliquer les ressorts qui font jouerces machines, on demeure dans l’admiration sans profiter des belles et subtiles inven-tions de M. de Serviere.