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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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HISTOIRE

la détente c levée jusqu’à ce que la roue f ait fait quatre révolutions. C’est par le mêmemoyen que la roue de compte obvie à l’inconvénient des mois qui n’ont que 30 jours.

La roue A emporte avec elle, en tournant, la roue d de 40; celle-ci engrène dansun pignon E de 10 , à lanterne, fixé sur la plaque ponctuée p p : cette roue d fait doncun tour en quatre ans. Elle porte une plaque T, laquelle a une entaille où le levier q hentre tous les quatre ans une fois. Ce levier est porté par la roue annuelle ; il sert poul-ies années bissextiles, c’est-à-dire à faire que la roue de compte présente une partiesaillante moins large, et qui, par conséquent, ne fasse passer que trois jours, au lieude quatre qu’il en doit faire passer dans les années communes de 365 jours, puisquel’on a dit que la roue annuelle est calculée pour faire une révolution en 372 jours, ensorte que chaque mois serait de 31 jours : le mois de février de l’année commune estdonc composé de quatre jours de trop.

La partie saillante de la roue de compte a une largeur qui tient la détente levée jus-qu’à ce que la roue /‘ait fait trois tours ; et la partie i du levier q h est mise contre lapartie saillante de la roue de compte qui répond au mois de février, et la rend pluslarge d’une quantité qui répond à un jour. Ainsi, nous le répétons, ces deux partiestiennent levées les détentes et permettent à la roue de faire quatre tours qui répondentà quatre jours. Le levier q h reste dans cette position pendant trois années; et, à laquatrième, qui est la bissextile, il entre dans l’entaille de la plaque T, et diminue pourlors la largeur de la dent saillante de la roue de compte ; de sorte que la roue f ne faitque trois tours pendant que la détente c reste levée : ainsi, le mois de février est com-posé par là de 29 jours. Le cercle des mois marque aussi, par ce moyen, les quan-tièmes de mois exactement. Le levier b porte un bras à l’extrémité duquel il y a unpied-de-biche ; le bras f du levier b sert à faire changer, à chacun de ses mouvements,une dent de l’étoile F de 7 rayons, laquelle porte un chaperon où sont gravés les joursde la semaine.

La roue annuelle porte 12 chevilles dont chacune sert et est placée à propos pourfaire passer une dent de l’étoile M (fig. 5) aussi de 12 rayons. Cette étoile porte unlimaçon de 12 pas, sur lesquels appuie un hras du levier O. Ce levier monte et des-cend suivant qu’il y est obligé par le limaçon P; il sert à marquer les mois de l’année,qui sont gravés sur la partie q r : ils paraissent alternativement au travers de l’ouver-ture faite pour cet effet à la plaque ou cadran. L’étoile M porte une cheville qui faitmouvoir le levier abc, mobile au pointa , brisé en 6, et dont la partie c sert à fairetourner l’étoile E de 8 rayons. Cette étoile porte un limaçon de quatre pas différents,lesquels sont répétés diamétralement deux fois, ce qui fait huit pas. L’étoile E restehuit ans à faire un tour ; elle pourrait même n’en rester que quatre, puisque son usageest pour marquer les années bissextiles et qu’elles n’arrivent que tous les quatre ans ;mais Admirauld l’a fait afin que le levier a b b ne fût pas obligé de faire un trop grandchemin pour faire passer une dent de l’étoile, qui ne serait, dans ce cas-là, quede quatre.