DE L’HORLOGERIE.
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ARTICLE PREMIER.
DOCUMENTS CONCERNANT LA DÉCOUVERTE DES LONGITUDES EN MER.
omme nous l’avons ditplus haut, c’est au célè-bre Harisson que l’ondoit les premières horloges oumontres marines. Cette décou-verte étant une des plus belles du dix-huitième siècle, nous feronst\»W /-l connaître à nos lecteurs quelques-unes des particularités inté-ressantes qui se rattachent directement à ce sujet.
On lit dans la Connaissance des temps, 1767 : « Il est de ladernière importance, pour le bien du commerce maritime etpour le salut des hommes qui s’y consacrent, de pouvoir trouveren pleine mer le degré de longitude où l’on est. Ce problème seréduit à savoir quelle heure il est sur le vaisseau et quelle heure ilest, au même instant, au lieu du départ (par exemple Brest ). Il
n’est pas difficile de trouver l’heure qu’ilest sur un vaisseau en observant la hauteurdu soleil ou d’une étoile; la difficulté se ré-duit donc à trouver en tout temps, en toutlieu , l’heure qu’il est à Brest .
Philippe III, qui monta sur le trône d’Espagne en 1598, convaincu de l’importance des longitudes ennier, promit une récompense de cent mille écus en faveur de celui qui en ferait ladécouverte. Les États de Hollande imitèrent bientôt l’exemple de ce prince, et propo-sèrent un prix de trente mille florins pour cet objet.
» Les Anglais , devenus, au commencement du dix-huitième siècle, les premiersnavigateurs de la terre, ne pouvaient manquer de s’intéresser à la science des longi-tudes; aussi, le 30 juin 1714, le parlement d’Angleterre ordonna un comité pourl’examen des longitudes, etc. : Newton, Clarke et Wisthon y assistèrent. Newton pré-senta un mémoire dans lequel il exposa différentes méthodes propres à trouver les lon-gitudes en mer et les difficultés de chacune. Pour l’honneur de 1 Horlogerie, le premierntoyen proposé par le plus grand homme qui ait paru dans la carrière des sciences