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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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HISTOIRE

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CHAPITRE II.

DU MÉCANISME DES GROSSES HORLOGES .

ous avons parlé des horloges plutôt aupoint de vue archéologique que mécani-que; nous allons maintenant donner l’his-toire abrégée des rouages de ces grossesmachines avec lesquelles nos pères mesu-raient le temps.

Les horloges primitives se composaientde deux roues, d’un pignon, d’une verge,d’un balancier, d’un cadran, d’un poidset contre-poids. La prerneraine roe, lapremière roue, portait une poulie dentéeen rochet sur laquelle était placée la cordequi soutenait le poids moteur et le contre-poids. A cette roue, qui faisaitun tour en 24 heures, étaitfixé le cadran, qui, dans son mouvement de rotation, présentait successivementchacune de ses divisions ou heures à un indice ou aiguille fixe. La seconde roue,dite de rencontre, portait un pignon à l’une des extrémités de son axe; ce pignonengrenait dans les dents de la première roue. La roue de rencontre, dont les dentsétaient taillées en rochet, avait la forme de nos roues de rencontre modernes; et,comme celles-ci, elle donnait l’impulsion à la verge et au balancier, lequel était alorsnommé foliol. Les bras de ce balancier (voy. la fig.) portaient deux petits poids appe-lés régulés, qui servaient à faire avancer ou retarder l’horloge. Nous ferons observerque le poids moteur de ces machines devait être remonté plusieurs fois par jour.

Lorsque, vers le commencement du treizième siècle, la sonnerie fut inventée, lerouage qui la composait n’était aussi que de deux roues et d’une espèce de volant. Lapremière roue portait les chevilles, la seconde était arrêtée par les détentes qui, àchaque heure, se levaient pour que le rouage pût courir et faire sonner les heures. Levolant, dans son mouvement précipité de rotation, faisait beaucoup de bruit, et onl’appelait alors la roue chanlore. Telle fut la composition des rouages des premièreshorloges, depuis le dixième ou onzième siècle jusqu’à la fin du quatorzième. A cette