CHAPITRE V.
PROPORTION DU DIAMÈTRE DES RODES ET DES PIGNONS,
our former (le bons engrenages, il est important d’avoir des roueset des pignons dans une proportion très-exacte. Cette exactitudeest surtout indispensable en horlogerie, où la transmission de lapuissance motrice et la communication du mouvement ne sontégales qu’autant que les grandeurs respectives sont prises avecsoin. Cette question a fixé l’attention de tous les savants qui ontécrit sur l’horlogerie; mais les praticiens ne sont pas encore d’unparfait accord à cet égard. Le mode ordinaire de proportionner lesroues et les pignons est d’abord de les faire, les unes et les autres,d’un diamètre un peu plus grand que celui qu’ils ont dans le ca-libre proposé; d’arrondir ensuite toutes les dents du pignon et quel-ques-unes de celles de la roue ; après quoi on diminue graduelle-ment ces dernières jusqu’à ce que, par des essais successifs de laplatine où elles doivent agir, on ait trouvé qu’elles engrènent assezprofondément quand leurs pivots sont placés dans les trous faitsd’avance pour les recevoir. Cette pratique fait perdre beaucoup detemps et laisse à la discrétion de l’ouvrier la détermination dutravail le plus délicat. Nous allons, d’après Smith (voy. le Pano-rama des sciences ), exposer les principes qui nous semblent lesmeilleurs pour proportionner le diamètre respectif des roues et despignons.
Si les dents doivent être arrondies, la ligne de contact devrapasser par la moitié de la hauteur de la dent; mais, si elle estterminée en épicycloïde, la profondeur sera alors des trois quarts de lalargeur de la dent de la roue ou du pignon; et, comme la forme épicy-cloïdale est la meilleure pour la transmission régulière de la force et dela vitesse, elle est généralement adoptée dans la pratique. Si nous suppo-sons que les dents et les espaces qui les séparent sont égaux entre eux,comme ils le sont ordinairement dans les travaux d’horlogerie, nous auronsle vrai diamètre agissant d’une roue ou d’un pignon plus grand que le dia-
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