DE L’HORLOGERIE. 277
manières différentes, qui constituent autant d’échappements divers. On peut en fairedeux classes.
Dans la première, le mouvement de la dernière roue n’a pas lieu constamment dansle même sens; mais elle avance et recule par petits intervalles successifs, en sortecependant qu’elle fait plus de chemin en avant qu’en arrière. On nomme échappementsa recul ceux qui modifient ainsi le mouvement de la roue. L’échappement dit à rouede rencontre, l’un des plus usités dans les montres communes, appartient à cetteclasse.
Dans la seconde classe de ces combinaisons, la marche de la dernière roue se com-pose d’alternatives dé mouvement et de repos parfait. On nomme, par cetfe raison,échappements à repos ceux qui produisent ces alternatives.
Le repos de la roue peut être accompagné de l’une ou l’autre des deux circonstancesessentiellement différentes qui fournissent un moyen de subdivision dans la classenombreuse des échappements à repos; car, tandis que la roue ne chemine pas, lerégulateur peut néanmoins continuer d’être influencé par elle à raison de quelque frot-tement, ou bien le repos de la roue laissera le régulateur dégagé de toute influencede sa part et dans une indépendance parfaite. On nomme libres ou indépendants leséchappements qui possèdent ce caractère.
Enfin l’échappement peut être de telle nature qu’il rende le régulateur indépendantde la force motrice non-seulement pendant le repos de la roue, mais même pendant sonmouvement.
Ce paradoxe est résolu par l’échappement à remontoir, autrement dit à force con-stante, dans lequel le régulateur reçoit le supplément dont il a besoin pour l’entretiende ses oscillations, non point de la force motrice, mais d’un mobile intermédiairea nimépar une force étrangère à celle qui conduit le rouage; dans ce cas, on peut direfiue l’horloge est composée de trois machines.
Les fonctions d’un échappement à repos se composent de plusieurs parties, ouPériodes d’action, qu’il faut distinguer et désigner par des dénominations appropriées.
La période plus ou moins courte pendant laquelle la dernière roue en mouvementa git sur quelque pièce du système du régulateur, qui est aussi en mouvement, pour luidonner le petit supplément de force nécessaire à l’entretien de ses oscillations, sen omme levée; l’arc parcouru par le régulateur pendant la durée de cette action senomme Yarc de levée; on l’exprime en degrés, dont trois cent soixante mesurent lacirconférence entière du cercle.
L’arc décrit par la dernière roue pendant qu’elle est en mouvement n’est pasemployé tout entier à la levée; une petite portion est réservée à ce que l’on appelle lachute, c’est-à-dire l’intervalle très-court qui sépare le dégagement d’une dent de l’entréee n prise de la suivante. Pendant cet intervalle, presque insensible, on peut dire que lar oue et son régulateur, quoique tous deux en mouvement, sont sans action récipro-que l’un sur l’autre.
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