Buch 
Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
Entstehung
Seite
291
JPEG-Download
 

DE L’HORLOGERIE. 291

l’échappement Duplex ; on verra que les opinions de M. Wagner ne diffèrent que depeu avec celles que nous avons exprimées plus haut :

« Les divers artistes qui se sont occupés de la construction de cet échappement, etqui ont transmis les données indiquées précédemment, prescrivent un arc de 20 à30 degrés au plus pour la petite levée. Je ferai remarquer, à cet égard, que l’arc mêmede 30 degrés n’est pas suffisant pour assurer d’une manière durable les fonctions de

cette partie de l’échappement. La figure 7 représente le/ petit cylindre et le rayon de la grande roue en contactavec ce premier, engagé de manière à lui faire parcourirun angle de 30 degrés pendant le passage de la dent dansl’encoche du cylindre ; l’inspection de cette figure, dessinéesur une grande échelle, suffira, je pense, pour faire aper-cevoir l’insuffisance de l’engagement. On remarquera, eneffet, que la moindre usure sur la surface des dents ou dansles trous des pivots, jointe à l’affaissement de la matière,permettra bientôt à la dent de passer devant le cylindresans y être arrêtée! J’ajouterai que, dans cette position,la pression qui s’exerce sur le bout des dents et contre lespivots est environ quatre fois plus considérable que si lecontact se faisait à la tangente. Par toutes ces considéra-tions, je crois qu’il ne faudrait pas donner moins de 80 de-grés à l’arc de la petite levée pour mettre cet échappementdans des conditions passables et durables. La figure 8 re-présente la position de la dent sur le cylindre avec cet arcde levée ; on remarque que l'engagement n’y est que suffisantpour la sûreté, et que, malgré l’augmentation de 26 degrés sur cet angle, la pressionsur le bout des dents et des pivots est encore environ une fois et demie plus considéra-ble que si le contact pouvait se faire à la tangente.

» La figure 9 représente l’ensemble de cet échappement avec les diverses positionsqu’il prend dans la marche. J’ai adapté des chevilles au lieu de dents à la petite roued’impulsion, comme étant plus légères et surtout d’une exécution plus facile.

» Pour une roue de 12 dents, j’ai adapté les rapports suivants : — rapport du diamètredes deux roues, de 3 à 2; — grande levée égale à 30 degrés; — petite levée égale à50 degrés, indiquée plus haut; — le diamètre du cylindre, 2/7 de l’intervalle d’unedent à l’autre de la roue; — chute des chevilles d’impulsion sur le grand bras, égaleà 6 degrés.

» La longueur du grand bras est une conséquence forcée de la grande levée, du rap-port de diamètre des deux roues et du nombre de dents adopté pour ces roues. Dansles conditions indiquées, le rayon de ce bras est environ les 5/8 du rayon de la petiter oue. La longueur de ce bras, ainsi que de la grande levée, varie selon les dimensions

Fig- V.

Fig. 8.