DE L’HORLOGERIE. 293
l’aller et le retour, et qu’il permet des arcs supplémentaires jusqu’à 260 degrés aumoins de chaque côté, ce qui, avec ceux de levée formant 80 degrés, fera un arc totalde 600 degrés au moins pour l’aller et le retour du balancier, ce qui peut avoir desavantages pour de certaines applications. »
ARTICLE IV.
DE L’ÉCHAPPEMENT A VIRGULE.
Cet échappement, qui a joui d’une grande faveur pendant la dernière moitié du dix-
huitième siècle, est, de nos jours,tout à fait abandonné; c’est pourquoinous n’en donnerons qu’une descrip-tion très-circonscrite.
La roue r r, fig. 1 et 2 de l’échap-pement à virgule, est beaucoup plussimple que celle de l’échappement àcylindre. Ses dents sont de petites che-villes prismatiques, perpendiculairesau plan de la roue; c’est contre l’arêteaiguë et verticale de ces petits prismesque s’opèrent le frottement de la levéeet celui du repos.
Les deux levées sont fort différentesl’une de l’autre : la première, celled’entrée, fig. 1, se fait contre la faceoblique d’une lèvre qu’on pourraitcomparer à la lèvre d’entrée du cy-lindre, si l’on donnait à celle-ci uneépaisseur considérable. L’action de laface frottante de la dent de la rouecontre cette lèvre, qu’elle parcourtdans un sens opposé à celui du mou-vement de vibration de la pièce d’é-chappement, est une action vicieuse,sous le double rapport de la nature
__de son frottement et de celle de son
Kciiappemeut à .ir 8D ie (fig. a). levier, la force diminuant en se rap-
prochant du centre, à mesure que la résistance du ressort-spiral augmente.
Après cette levée, la face frottante de la dent tombe dans une petite entaille, lig. 4 et6, représentant une portion de cylindre creux d’un très-petit diamètre; et là elle est en
37
Echappement à virgule (fig. J).
Q)
m
¥
Æ—TMl r