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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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HISTOIRE

plus prompt, plus commode qu’il ne l’est dans les constructions ordinaires, notam-ment dans les pièces anglaises.

» Dispositions générales. — En enlevant -le mouvement de la boîte, on voit le mo-teur sous le pont P, fîg. 1, pl. ci-contre; à côté se trouve l’échappement sous troisponts, les détails en sont représentés en plan et en élévation, fîg. 5, 6 et 7. Lebarillet n’étant couvert que par le pont qui lui est propre et toutes les parties del’échappement n’étant également couvertes que par leur pont, chaque pièce sedémonte et se remonte indépendamment de toutes les autres. La roue d’arrêt deremontoir est également découverte pendant la plus grande partie du temps; ce quipermet d’armer ou de désarmer cet arrêt, même sans arrêter la montre : ces précau-tions rendent le travail de repassage et de réglage prompt et facile.

» De l’autre côté de la platine se trouve le rouage composé simplement de troisroues; elles étaient d’abord placées sous quatre ponts en y comprenant celui néces-saire de ce côté de la platine pour le pignon d’échappement, mais hauteur a trouvéplus simple de remplacer ces quatre ponts par une platine. Ces deux platines assem-blées par trois piliers forment la cage, fig. 8. La fig. 2 montre le rouage, la petiteplatine étant enlevée. La fig. 3 représente le cadran et les roues servant à marquerl’heure, dites de minuterie. Le centre de ce cadran n’est pas commun avec celui de laplatine, parce que, pour établir le rapport le plus convenable entre le moteur et lerégulateur, il fallait, ou admettre cette excentricité, ou bien donnera la platine lediamètre indiqué par le cercle ponctué dd dd, fig. 3, ce qui augmentait inutilementle volume de la montre. Dans ces proportions, les divisions des cadrans sont très-lisibles et le volume total très-réduit.

» Dans les dimensions de la boîte de cuivre qui renferme le mouvement, les pré-cautions sont également prises pour ne perdre aucun espace ; la suspension est aussicombinée de manière à le ménager.

» Du barillet. — Le tambour ou barillet A, fig. 4, qui renferme le ressort, n’estautre, quant à la forme, que celui employé dans les pendules du commerce; maisM. Robert y a ajouté les modifications suivantes : le corps de l’arbre B , au lieu d’êtrecylindrique comme on le fait ordinairement, est formé en limaçon] l’extrémité duressort se loge entre le crochet c, fig. 15, et la partie a la plus élevée du limaçon-Par ce moyen, le second tour du ressort s’enroule mieux sur l’arbre que lorsque cedernier est cylindrique. Le crochet c est formé d’une simple goupille ajustée dans untrou fait à l’arbre dans la direction indiquée par la figure 15.

» L’arrêt de remontoir C, fig. 1 et H, est celui dit à croix de Malle, employéaujourd’hui dans les montres à l’usage civil, parce qu’il est le meilleur; mais commedans une montre marine il y a beaucoup plus de force que dans une montre de poche,il a fallu éviter l’arc-boutement qui a lieu dans le système actuel. Pour cela une vis vest placée sur la roue d’arrêt, fig. 1 ; sa tête est saillante, elle a l m ,5 de hauteur (0-

0) Le millimètre sera l’imité de toutes les parties de peu d'étendue qui seront données.