368 HISTOIRE
droit sur le talon de la détente, elle serait susceptible, par un mouvement brusque,de se décrocher, et alors cette dent tomberait sur la circonférence du cercle K : cequi produirait une grave perturbation dans la marche de la montre.
3° Le petit ressort D doit être placé de manière que son extrémité, si elle étaitprolongée, passât exactement au centre de l’axe du balancier. Lorsque le rubis ducercle ou rouleau J agit sur le petit ressort dans l’acte du décrochement de la roue,il vaut mieux que cet effet se produise un peu avant la ligne des centres : il y aurapar là plus de sûreté dans le jeu de l’échappement.
4° Le cercle K doit être entaillé, comme on le voit dans la figure, pour que la dentde la roue puisse y entrer librement; le plan N de cette entaille, ou le rubis qu’on yadapte ordinairement et qui reçoit le choc des dents de la roue, doit se diriger exac-tement vers le centre de l’axe du balancier.
5° Le talon d’arrêt doit être placé, relativement au cercle K, de manière que lesdeux dents de la roue se trouvent à une très-petite distance, et à une distance égale,du cercle Iv.
6° Les courbes des dents doivent être telles que la menée se lasse toujours unifor-mément.
7° Lorsque la dent de la roue a été dégagée de son talon d’arrêt, il faut quelletombe sur le rubis N avec une chute suffisante pour la sûreté. Quelques artistes,notamment les Anglais , laissent cette chute plus grande dans les chronomètres portatifsque dans les montres marines; ils observent que celles-ci, qui sont placées sur unesuspension de Cardan ou sur toute autre, sont rarement exposées aux mouvementscirculaires dans le plan du balancier, tandis que les chronomètres portatifs, qui nepeuvent pas être à l’abri de ces sortes d’inconvénients, doivent, pour plus de sûreté,avoir une chute plus prononcée.
8° Le rubis M du rouleau J doit mener la détente-ressort assez loin pour qu’elle neretombe sur sa vis de rappel qu’au moment où la dent dégagée a parcouru la moitiéde la distance qui se trouve entre le talon d’arrêt et la levée ou rubis N. La détente-ressort doit être mince et flexible, afin de n’opposer qu’une faible résistance à l’actiondu balancier, et toutefois elle doit avoir assez de force pour pouvoir revenir assezpromptement à sa place pour recevoir sur son talon d’arrêt la dent qui suit celle quivient d’être dégagée et qui, à ce moment même, donne l’impulsion au balancier.L’endroit le plus flexible de la détente-ressort, ainsi que du petit ressort, doit êtredans la partie la plus éloignée de l’axe du balancier.
9° La vis de rappel placée sur le pont H et le talon d’arrêt de la détente-ressortdoivent se trouver, comme on le voit dans la figure première, à peu près aux troisquarts de la longueur totale du ressort-détente ; mais ce n’est pas là une règle absolue :tout ouvrier peut, d’après le calibre de sa montre ou d’après des observations qu’il apu faire dans la pratique, placer son talon d’arrêt plus ou moins loin de l’axe dubalancier, mais il faut que la vis de rappel soit toujours placée dans le centre de per-