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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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HISTOIRE DE LHORLOGERIE,canon de celle pelile roue de champ une goupille, dont le boul vient déborder légère-ment dans son trou; cette goupille doit être assez courte pour laisser à la roue un peudébat dans le sens circulaire. Il est évident que le pignon ne pourra pas tourner sanslentraîner avec lui ; mais néanmoins elle conserve la faculté daller et venir dans lalongueur delà tige indépendamment du pignon. Les lettres R et S, fig. 4, montrent lepignon et la mise à lheure séparément sur une plus grande échelle. Ce qui précèdeétant bien compris, il sera facile de se rendre compte du changement que nous allonsindiquer.

Si lon tire le boulon a assez fort pour faire passer le bout de la coulisse h, fig. 2.sous la tête du ressort-sautoir, elle reculera jusquà ce quelle rencontre le bord de laplatine; à ce moment le pignon est dégagé des dents de la couronne et ne peut plusla faire tourner. Au même instant, le levier, étant entraîné par la coulisse, fait avancerla mise à lheure et la met en prise avec le renvoi i; il ny a plus quà tourner à droiteou à gauche, et les aiguilles sont mises en mouvement. Quand la montre est à lheure,on renfonce le boulon a , et toutes les pièces reprennent leur position primitive, quiest celle du remontage.

La fig. 3 représente le calibre dun mouvement à secondes fixes à deux barillets.Linspection seule du calibre suffit pour en faire connaître les effets lorsquon a lu ladescription précédente. Les deux ressorts sont remontés dans le même temps, commeon peut le voir par la disposition des deux rochets c c et de la roue à couronne d. Lechangement pour les aiguilles sopère absolument de la même manière que dans lespièces simples.

Nous ferons remarquer que, outre la difficulté de placer toutes les pièces pourquelles puissent fonctionner dune manière sûre et sans trop deffort, vu la résistancede deux ressorts à la fois, il fallait encore prévoir le cas le rouage des secondesayant été arrêté naurait eu que peu ou point de développement. Il est évident que,dans ce cas, larrêtage, fonctionnant comme à lordinaire, aurait fait obstacle au remon-tage du ressort de lautre rouage. On a paré à cet inconvénient par lapplicationdun système de décrochement sur le barillet des secondes, permettant à larbre detourner indéfiniment lorsque le ressort est arrivé à son dernier degré de tension.