PREFACE .
xv
que je connoiíTe - ou d’autres Traités élémentairesque l’on trouve en très-grand nombre chez les Li-braires de France Sc de tout autre Pays ; ceux mê-me qui n'ont point étudié l’Algebre, trouverontencore dans ce Livre beaucoup de choses qu’ilspourront très-bien entendre, Sc qui satisferont leurcuriosité.
Je déclare fans peine quil doit y avoir beaucoupde fautes dans mon Ouvrage ; je ne connois aucunLivre d’Astronomie où il n’y en ait plusieurs ; Op-timus ille est qui minimis urgeiur , (Horat. Sat. I. 3. ).Ainsi les plus habiles Astronomes feront obligésde m'excufer, Alquum efl peccatis veniam pojeentemreddere rurjus. La mémoire nous trompe, le calculnous égare à tout moment , la chaleur de la com-position nous entraîne ; enfin , on ignore íbuventdes choses qu’il auroit fallu fçavoir. D’ailleurs jen’ai pas pris beaucoup de peine pour chercher mesfautes ; il y avoit trop de temps à perdre Sc tropd’ennui à éprouver ; j’écris pour mon amusement,Sc j’y renoncerois si j'étois obligé de mettre dansmes Ecrits cette rigoureuse exactitude si ennuyantepour un Auteur , Sc qui fait souvent, dit-on , toutîe sublime des Sots. Cet Ouvrage fera utile tel qu’ilest; les Commençans en f étudiant auront de tempsen temps le plaisir d’y relever quelque inadvertan-ce , Sc s’applaudiront de ces petites découvertes ;quelques-unes pourront servir de pâture à la ma-lignité,mais une heureuse indifférence assure depuislong-temps mon repos contre ces fortes d’atteintes.
Fautes de ceLivre.