Chaque étoiledécrit un cercle»
Pôle»
2 ASTRONOMIE, Liv. I.
le Ciel, ôc qui s’acheve dans l’espace d’environ 24 heures#Nous voyons chaque jour le Soleil se lever 6c se coucher ;6c si nous saisons attention aux Astres qui ne paroistent quela nuit, nous les verrons de même la plupart se lever 6c secoucher tous les jours.
L’Horison *, ce vaste contour du ciel qui paroît au-tour de nous en forme de cercle , ôc qui termine la vûe detous cotés , quand nous sommes en pleine mer ou dans unlieu élevé, divise le ciel en deux parties ; mais celle qui estau-dessus de Thorison est la seule visible ; elle paroît sousla forme d'un hémisphère ou d’une moitié de boule. Lesastres ne font visibles que quand ils parviennent dans cethémisphèresupéiieur ; 6c nous disons alors qu’ils se levent.
2. En considérant d’une maniéré plus attentive ôc plussuivie ce mouvement général des astres pendant l’espaced’une nuit ou de plusieurs, on remarque bientôt que cha-que étoile décrit un cercle dans l’espace d’environ 24 heu-res : les étoiles qui font plus au Nord , décrivent de pluspetits cercles que les autres ; ôc l’on voit tous ces cerclesdiminuant de plus en plus , aller enfin se perdre ôc seconfondre en un point élevé de la rondeur du ciel, que nousappellerons le Pôle ** du monde.
3 . Ainsi , pour se former une idée de l’Astronomie , ilsaut dans une belle nuit apprendre à connoître le pôle dumonde , c’est-à-dire , l’endroit du ciel étoilé vers lequel ilse trouve placé. On remarque dans le ciel une étoile quien est fort proche, ôc qu’on nomme I’Etoile Polaire.Cette étoile étant fort près de ce pôle fixe, autour duquelles autres étoiles tournent chaque jour, paroît sensiblementà la meme place, à quelle heure ôc dans quelle saison deTannée qu’on la regarde ; mais elle est la feule dans cecas-là ; toutes les autres étoiles décrivent des cercles au-tour de l’étoile polaire, qui est comme le centre du mou-vement, ouïe moyeu de la roue. Nous ferons voir dans
* ,finio , je termine , cpní , terme , extrémité : l’Horiíbn s’appelle aufït
«quelquefois en latin jìnien: , parce qu’il finit ou termine la vûe ; il est ía fin obJ a derniere extrémité de tous les objets que nous voyons.
** Ihtxia , verte, je tourne.