30 ASTRONOMIE, Liv. I.
la Navigation , que la maniéré de trouver les longitudes :il s’agit de íçavoir , par exemple , combien le méridien dela Martinique est éloigné de celui de Paris , ou combien ilfaut faire de chemin vers l’occident pour arriver à la Mar-tinique : la méthode que les Astronomes emploient, con-siste à chercher dans le ciel un phénomène ou un signal quipuisse être apperçu au même instant de Paris & de la Mar-tinique ; par exemple, le moment où commence une éclipsede lune : s’il est minuit à la Martinique quand l’éclipfe com-mence , & que dans ce même moment on ait compté 4 h i 3'du matin à Paris, nous sommes assurés qu'il y a 4 11 13' detemps , ou 1 ^ en arc , du méridien de Paris au méri-dien de la Martinique. En esset, le soleil emploie 24 heuresà faire le tour du globe, & une heure à faire r 5 degrés :fi les habitans de la Martinique avoient le midi plus tardque nous d’une heure, nous serions assurés par là même,qu’ils font à 1 de nous vers l’occident ; mais ils font plustard que nous de 4 h 13',suivant l’Observation ; ils font doncplus avancés de 63°^ , qui répondent à 4 h 13', à raison de15 0 pour chaque heure ,& d’un degré pour 4 minutes detemps. Nous parlerons plus au long de la maniéré de trou-ver les Longitudes en Mer, dans la fuite de cet Ouvrage,
DU MOUVEMENT ANNUEL .,
ET DE EE C Ll? T IQU E.
4 4. Apre’s avoir parlé du Mouvement diurne communà tous les astres, comme du premier de tous les phénomè-nes célestes que les hommes ont dû observer , même sansune grande application, nous passerons au Mouvement Pé-riodique ou Annuel , que le soleil paroît avoir , qu'o n ap-pelle auílì quelquefois Mouvement propre , & qui après lemouvement diurne ( 1 ) est un des phénomènes les plusfrappans , puisque la différence des saisons , les chaleurs def été & les rigueurs de l’hyver en dépendent, aussi bien quela longueur des jours & des nuits qui varie fi fort dans lecours d’une année.
47- Si l’on remarque le soir du côté de l’occident quel-que étoile fixe après le coucher du soleil, & qu’on ta