zs ASTRONOMIE, Liv. I.
point de l’horifon auquel il répond, s’éloigne du point deî’orient ou de l’occident : on trouveroit à Paris pour le 21de Juin, que les points où le soleil se leve ôc se couche sontà 38° des points cardinaux de l’est 6c de l’ouest, ôc cela ducôté du nord ; ceux où le soleil se leve 6c se couche le 21Décembre sont à 3Ù 0 25) 7 des mêmes points cardinaux del’est 6c de l’ouest, mais du côté du midi ; ainsi depuis lecouchant d’été jusqu’au couchant d’hyver il y a 74°^- dedistance : cette quantité est encore plus grande quand l’onavance vers le nord ; mais elle diminue, au contraire , pourles pays méridionaux, ensorte que sous l’équateur on netrouve plus que 47 0 de différence entre les points où lesoleil se leve dans les deux solstices.
Amplitude. 67• L’amplitude ortive n’est autre chose que l’arc del’horison compris entre le point où le soleil se leve 6c le vraipoint d’orient ; t amplitude occase est la distance du pointd’occident à celui où se couche le soleil. Nous verrons à lafin de ce Livre d’autres usages du globe , relatifs aux étoilesfixes qu’on représente auílì sur des globes célestes ( 139 ).
68- L’invention de la Sphère armillaire, telle que jeviens de la décrire est certainement auífi ancienne que cellede l’Astronomie même, dont nous parlerons dans le LivreII. On l’attribue à Atlas, à Hercule , à Anaximandre, àMusieus ; mais il est plus naturel de croire quelle vient del’Egypte.
La Sphère d’Archimede qui fut dans la fuite fi fameuse,ne se bornoit pas à représenter les cercles de la Sphère ;c’étoit un P lanetaire, ou une machine propre à représenteraussi les mouvemens même des planètes, dans un globe deyerre, 6c que Claudien a célébré dans les vers suivans ;
Jupiter in parvo cùm cerneret asthera vitro »
Riíìt, & ad Superos talia dicta dédit :
Huccine mortalis progreííà potentia curas fJam meus in fragili ludítur orbe labor.
Jura poli , rerumque fidem legesque DeoruraEcce Syracusius transtulit artefenex;
Inclulus variis famulatur Ipiritus astris ,
Et vivum certis moribus urget opus ;