42 ASTRONOMIE, L i v. I.
99. On trouve dans Virgile & dans Ovide la descrip-tion exacte des cinq zones dont nous venons de parler :
Quinque tenent cœlum zona: , quarum una corufcoSemper fole rubens & torrida femper ab igné ;
Quam circum extrems dextrá lxvâqu^ trahunturCxruleâ glacie concret*, atque imbribus atris,
Has inter mediamque du* niortalibus *grisIVIunere concess* Divúm, & via secta per ambas ,
Obliquus quâ se signorum verteret ordo. Ceotg. I,
Utque du* d extra cœlum, totidemque fìnistrâFarte sécant zona, quinta est ardentior illis ;
Sic onus inclusum numéro distinxit eodemCura Dei, totidemque plag* tellure premuntur,
Quarum qu* média est , non est habitabilis *stu :
Nix tegit alta duas : totidem inter utramque locavitTemperiemque |dedit mistá cum frigo te flammâ. Metam.I.
Lucain observe avec raison que dans la zone tempéréeboréale on a toujours sombre à droite, ou au nord , en re-gardant le couchant; au lieu qu on a dans certains temps lesombres vers le midi, c’est-à-dire , à gauche en regardantle couchant, dès qu’on est dans la zone torride :
Ignotum vobis , Arabes, venistis in orbem ,
timbras mirati nemorum non ire fìnistras. Fhars. III .
II nous apprend aussi qu’à Syene , ville d’Egypte située fousle tropique, l’ombre du soleil disparoissoit à midi le jourdu solstice, & ne s’étendoit ni à droite ni à gauche, umbrasnuj'quam Jleclentc Syene.
100. Je dirai, à cette occasion , qu’il y a un passage deLucain expliqué d’une maniéré défectueuse par les Com-mentateurs , même par Clavius ( in Sphceram, p. 281 ) ,& auquel on ne sçauroit véritablement donner un sensexact :
jEthiopumque solum , quod non prcmeretur ab ulláSigniferi regione poli, ni poplite laplo ,
Ultima curvati procederet ungula Tauri:
Voici, ce me semble, sa pensée : Dans une partie de l’E-thiopie, située fous la zone tempérée, on n’a jamais lesoleil au zénit, aucune partie de l’écliptique ne domine &