De tAJlronomìe Grecque . 93
l’ Araignée , espece de cadran solaire. Hipparque , un desplus grands Astronomes dont les observations nous soientparvenues, cite quelquefois Eudoxe avec éloge : Aratus,dont le Poème fur les phénomènes célestes a eu tant de cé-lébrité , n’avoit travaillé que d’après les ouvrages d’Eudoxe.
Nous ne devons pas oublier de remarquer à la gloired’Eudoxe, qu’il étoit opposé à l’Astrologie judiciaire, & dé-fendoit de croire aux Caldéens dans les prédictions qu’ilsfaisoient sur les événemens de la vie.
2 12. Nous avons dit qu’il paroissoit qu’Eudoxe n’étoitpoint observateur; cependant Pétrone, Strabon & Ptolé-mée disent formellement qu’il s’étoit appliqué aux observa-tions astronomiques ; mais on verra dans le IV e . Livre , /
lorsqu’il sera question de la Sphère d’Eudoxe, que c’étoit ^ ^ aC r^ f V.
une sphère plus ancienne , comme celle du Centaure Chi- ^ron dont il avoit donné la description dans ses Ouvrages : ,f>tpour peu qu’il eût été observateur, auroit-il pû ne pas ap~percevoir que la sphère des étoiles avoit changé de près de1 j 0 , & que toutes les constellations étoient plus avancéesde la moitié d’un signe, qu’il ne le disoitlui-même dans sesEcrits. II est donc bien constant qu’Eudoxe n’avoit presquepoint observé les astres, malgré toute la célébrité qu’il aeue dans l’Astronomie.
213. II paroît constant par l’aveu de toute l’Antiquité,qu’avant les voyages de Platon ôt d’Eudoxe en Egypte, lesGrecs n’avoient aucune Astronomie : ils ignoroient la vé-ritable durée de l’année ( 202 ), ne connoissoient point lesplanètes ( 20'z ), n’avoient aucune idée des éclipses (201 ),
& ne concevoient que d’une maniéré fort confuse les révo-lutions & les mouvemens des corps célestes. Hérodote nepouvoit s’empêcher de rire de ceux qui prétendoient queî’Océan coule autour de notre Continent, ( L. IV. n. 8.
36. 4$.), parcequ’on n’endonnoit aucune preuve. Je crois,dit-il ailleurs, qu’Homere avoit puisé dans quelque Ouvragede l’Antiquité ce qu’il débite fur l’Océan,fmais c’étoit fansy rien comprendre & en répétant ce qu’il avoit lu, (Herod.
L. II, n°, 23. ). Par le peu de connoissance d’Hérodote fur