Hypothèse
d’Ariachel,
Réfractions
Astronomiques.
Observationsd'Ion Iounis.
i o8 A S T R O N O M I E, L i v. II.
été si long-temps respectées 6c employées par tous les As-tronomes.
12,49. Arzachel observa aussi sobliquité de l'éclipti-que de 23 0 34k Enfin , il imagina une hypothèse sort in-génieuse pour ce tems-là , par laquelle il expliquoit toutà la fois 6c la diminution de l’excentricité du soleil qui luiparoissoit avoir eu lieu depuis Ptolémée , 6c le mouve-ment de l’apogée du soleil : cette hypothèse confistoit àfaire mouvoir le centre de l’excentrique ou du cercle dé-crit par le soleil, dans un autre petit cercle ; au moyen dequoi le centre de l’orbite pouvoit s’approcher 6c s’éloignerpériodiquement de la terre , ( Voye Snellius , p. 106. dej es Additions fur les Observations de HejJ'e ). L’idéequ eut Arzachel d’expliquer ainsi les inégalités qu’il croyoitappercevoir dans le soleil, fut adoptée par Copernic, 6cappliquée ensuite à la lune par Horoccius 6c Newton, d’unemaniéré très-heureuse, ce qui doit rendre la mémoire d’Ar-zachel respectable dans l’Astronomie.
2 5 o. Alhazen vécut aussi en Espagne sur la fin du on-zième siécle ; il sut le premier qui fit voir l’importance de lathéorie des réfractions en Astronomie , quoique les An-ciens en eussent fait peu de cas. Nous avons de lui un Ou-vrage d’Optique, 6 c un Traité des Crépuscules 6 c de l’é-lévation des Nuages ; nous aurons occasion de le citer dansnotre XII e . Livre.
2 ^ 1 . Ib n Iounis, ( ou Z ig ebn Iounos, suivant M. Her-belot) fut un Observateur soigneux dont il nous reste troiséclipses observées avec précision , les seules de toute l'As-tronomie Arabe qui puissent servir à déterminer exacte-ment Tinégalité séculaire de la lune depuis ce temps-là. j’enai fait usage dans les Mémoires de l’Académie pour 17 37.
Cet Auteur étoit Egyptien, ( suivant Golius dans sesNotes fur Alfergan ) 6c Astronome du Calife d’EgypteA\i^ ben Hakem : il composa des Tables qu’il appellahakuniques , parce qu’elles étoient dédiées à Hakem. IIest parlé de ces Tables, comme de beaucoup d’autres, dansM. Herbelot, ( tíiblioth. Orient. p. 934. ÒC, Juiv.
2 j 1 2 . Lorsque les Califes eurent étendu leur domination