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Tome premier.
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i 3 6 ASTRONOMIE, Liv. II.

de r Académie des Sciences de Paris, qui obfervoít leséclipses des satellites , trouva que ces Tables s’accordoientsingulièrement avec l’observation : ce fut un nouveau sur-croît de réputation pour M. CaíTIni. Louis XIV, & legrand Colbert qui venoient d’établir l’Académie des Scien-ces , voulurent que M. Calfini fût un des Membres decette Compagnie , & lui obtinrent la permission du PapeClément XI. de venir passer six ans à Paris ; il y arriva aucommencement de 1 66p. A l'expiration du congé,il se trouvaassez content du séjour de la France pour ne vouloir plusl’abandonner ; il s’y maria , & obtint des lettres de natu-ralité , avec une fortune considérable.

328. Ce fut à l’Observatoire Royal de Paris qu’il com-mença, au mois de Septembre 1671, une nouvelle carrièreinobservations, avec des instrumens choisis : on trouve dansles Elémens d’Astronomie de M. son Fils, une fuite d’équi-noxes , de solstices , d’oppositions & de conjonctions desplanètes , observées depuis ce temps-là fans interruption.

Découvertes En 1672 , il détermina la parallaxe du soleil ; il observa en-,de M. Cassini. f u i te J a comete de n 58 o ; il découvrit la lumière zodia-cale en 1685 , & quatre des satellites de Saturne en 1684 ;( M. Huygens dès lóff avoit découvert le quatrième ). En169 3 , il donna de nouvelles Tables des satellites de Ju-piter , réformées fur les dernieres observations ; & il com-posa un Traité de t origine 6 C du progrès de £ Astronomie.

329. M. Cassini fit un voyage à Bologne en 1695 ,pour observer le soleil à la Méridienne de S. Pétrone, qu’ilavoit construite 40 ans auparavant : il trouva que la direc-tion de la Méridienne étoit constante ; ôc détermina l’obli-quité de l’écliptique , ( La Meridiana del Ternpio , SCc.Bononite, 1695, z/z-4 0 . ). En 1700 , il continua de tracerdans les provinces méridionales de la France la grande

Méridienne Méridienne qui avoit été commencée par M. Picard. Enfin,de Paris, n après grand nombre d’autres ouvrages , il mourut combléde gloire le 14 Septembre 1712, laissant pour successeurJean-Jacques CaJJïni , son fils, que l’Académie a perduen 1756.

330. L’éloge de M. Cassini fut fait alors par M. de

Fontenelle