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Tome premier.
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351
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Du Système de Tycho-Brahé.

» aient le centre de leur mouvement vers la terre; les cinq» autres planètes tourneront autour du soleil comme au-« tour de leur Roi, & le soleil sera sans cesse au milieu de55 leurs orbes , qui raccompagneront dans son mouvement

55 annuel.Ainsi le soleil sera la régie & le terme de

55 toutes ces révolutions ; &c comme Apollon au milieu dessa Muses , il réglera seul toute l’harmonie céleste de ces55 mouvemens dont il est environné 55.

y fi 1. En même temps que Tycho regardoit le mouve-ment de la terre comme un paradoxe de Théologie êt dePhysique , il reconnoissoit son utilité en Astronomie, com-me on en peut juger par ce qu’il en dit dans ses Progym-nassnes, (T. I. pag. 661.) : « J’avoue, dit-il, que les ré-55 volutions des cinq planètes que les Anciens attribuoient50 à des épicycles , s’expliquent aisément & à peu de frais,55 par le simple mouvement de la terre ; que les anciens50 Mathématiciens ont adopté bien des absurdités & desos contradictions que Copernic a sauvées , & qu’il satisfait55 même un peu plus exactement aux apparences célestes ».Mais on voit ensuite que Tycho regardoit le témoignagede fEcriture-Sainte comme le plus grand obstacle au sys-tème de Copernic ; nous ferons voir bientôt combien cescrupule étoit mal fondé ( 77 j ).

y 62. Dans la Lettre de Tycho à Rothman , Mathé-maticien du Landgrave , en datte du 21 Février 1589, &imprimée dans le Recueil de ses Lettres , on trouve, pag.147, ce que penfoit Tycho du système de Copernic:« Lorsque je traiterai, dit-il, ex prof'ejso , des mouvemens55 célestes , je ferai voir que mes hypothèses satisfont exac-» tement aux apparences célestes , qu’elles font de beau-55 coup préférables à celles de Ptolémée & de Copernic ,» ôts’accordent mieux avec la vérité ; mais si elles vous dé-55 plaisent si fort, si vous aimez mieux faire tourner la terre55 accompagnée de la lune , par un mouvement annuel, si55 ce triple mouvement dans un seul corps simple ne vous» répugne point, si vous voulez que cette terre , quoique si55 peu propre au mouvement, & si fort au-dessous des astres,» soit cependant portée elle-même comme un astre dans la