4 02 ASTRONOMIE, Liv. VI.
la ligne SNA , marque le lieu hélicxcentrique, auíïï bienque le lieu géocentrique de la planète A.
842. Aussi les Astronomes ont-ils foin d’observer assi-duement les oppositions des planètes , comme les circons-tances les plus essentielles de leurs mouvemens, parce qu’a-lors l’observation faite fur la terre , tient lieu d’une obser-vation faite dans le soleil, ôc sert à reconnoître l’orbite quela planète décrit autour du soleil. C’est avec des longitudeshéliocentriques que nous allons déterminer les élémens desorbites planétaires , les circonstances ôc les inégalités deleurs mouvemens : on trouvera dans le XXIV e . Livre lamaniéré de calculer une opposition par le moyen des ob-servations d’une planète ; 6c nous rapporterons à la fin deee Livre les oppositions ou les conjonctions observées leplus exactement jusqu’ici, & qui sont les plus propres à dé-terminer les élémens des orbites planétaires. Nous déter-minerons d’abord le moyen mouvement, c’est le plus essen-tiel de tous les élémens d’une planète ; & nous parleronsensuite successivement des excentricités, des distances, desaphélies, des nœuds, des inclinaisons 6c des diamètres dechacune des six planètes principales.
DU MOYEN MOUVEMENT DES PLANETES f
ET DE LA DURÉE DE LEURS RÉVOLUTIONS.
843. C’est par la comparaison des observations lesplus éloignées avec les plus récentes, que l’on peut déter-miner les moyens mouvemens des planètes 6c les durées deleurs révolutions ( 587 ) ; ces comparaisons ont été faitesdans le plus grand détail par M. Cassini dans ses Elémensd’Astronomie, imprimés à Paris en 1740 ; il a rapportétoutes les anciennes observations, il les a réduites, calculées6c discutées ; nous nous contenterons ici de donner uneidée de la méthode, 6c d’en faire connoître les résultats. Ladurée de la révolution de la terre a été déja déterminée dansle IV e . Livre ( 588 ) ; ainsi nous passerons aux autres pla-nètes.
844. Nous commencerons par la planète la plus proche