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Tome premier.
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688 ASTRONOMIE, Liv. X.

avec laquelle on pourra calculer une éclipse de soleil, àquelques minutes près, pour tous les pays de la terre , parle moyen d’un globe terrestre , pourvu qu’on ait fait seule-ment les calculs préliminaires , dont je parlerai ci-après ,( 141 6 óCsuiv . ), mais qui font presque les mêmes que pourune éclipse de lune ( 1384 SCJìdv. ).

1406. Pour faire sentir les raisons & les principes decette opération graphique, nous allons montrer la maniérédont les éclipses de soleil arrivent sur la surface de la terre,dans le cas le plus simple; après avoir rappellé auLecteurun principe qu’il ne faut pas perdre de vue , sçavoir que le

Parallélisme des a ^ ez éloigné de nous , pour que les rayons qui

rayons ìòlaires. partent du centre du soleil, & vont aux différens points dela terre, soient sensiblement parallèles. Le point T, ( Fi-tg. 104. 104 ), que je suppose le centre de la terre, voit le

centre du soleil par un rayon TS ',le point E qui est à la sur-face de la terre, voit le centre du soleil par un autrerayon EO , qui ne fait avec le précédent qu’un angle de 9",( 1360 ), & qui va par conséquent le rencontrer à une dis-tance prodigieuse , ainsi ce rayon est sensiblement parallèleau précédent : on peut donc supposer que la ligne EAO pa-rallèle à TLS, est celle par laquelle le point E de la terre voitle centre du soleil.

1407. Si cependant l'on veut avoir égard à la paral-laxe du soleil, & supposer que le rayon EO se rapprochede A J'pour aller former au centre du soleil un angle de'9",toute la différence consistera à diminuer sangle TE A de 9",en tirant une ligne ER qui faste avec EO un angle REOde 9", & ce sera sur la ligne Eli que le point E de la terreverra le centre du soleil, puisque ER 6t TSvont se réunirau soleil sous un angle de 9", qui est en effet la parallaxe dusoleil ; alors la ligne LA paroîtra plus petite de 9". II suffitde concevoir le rayon GS réuni en S avec le rayon TS, pourvoir que sespace intercepté parles rayons du soleil &SG , est vû de la terre fous un angle LGS qui est la diffé-rence des angles GLT ôc LSG ; c’est-à-dire , des parallaxesde la lune &t du soleil ; mais il faut imaginer le point de

^ concours S à une distance prodigieuse.

1408,