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Tome deuxième. Matériel de transport et traction.
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CONTRE-POIDS. ESSIEUX COUDÉS COMPOSÉS.

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« extérieurs, au contraire, la machine est sollicitée a osciller autour« dun axe vertical imaginaire ; mais l'instabilité de ces machines peut« dautant mieux disparaître par lapplication de contre-poids convena-« blés, que ces poids et les pistons sont a peu près a la même distance de« laxe de la machine.

« Les machines qui présentent les conditions les plus défavorables« sont celles qui ont a la fois les cylindres extérieurs et les roues accou-« plées, puisque les pièces de laccouplement sont alors elles-mêmes des« éléments de perturbation, au lieu détre, comme dans le cas des cylindres« intérieurs, des éléments de neutralisation. Des contre-poids très-lourds« deviennent dès lors nécessaires ; on peut au surplus les répartir conve-« nablement entre les roues accouplées.

« Soient, par exemple, pour une machine a quatre roues accouplées a« cylindres de 24 pouces et à roues motrices de 5 pieds :

Le poids du piston et de ses annexes. 190 livres.

Bielle motrice. 10(1

Bielle daccouplement. 104

Parties excentrées des deux manivelles (motrice et dac-couplement) rapportées au centre du bouton. 50

Total. 450

« Le contre-poids ayant son centre de gravité a 25 pouces de laxe de« lessieu, il faudrait, pour détruire entièrement le lacet, le porter« à 440 =216, soit 108 livres sur chacune des roues motrices; mais pour<t ne pas trop dépasser l'équilibre vertical , il convient de sarrêter a 80 livres.

« Dans les machines a trois cylindres, les forces dinertie agissent dea chaque côté, avec des intensités égales, et dans le meme sens a chaque« instant. Il ny a donc aucune tendance au mouvement de lacet ; mais le« mouvement de va-et-vient longitudinal subsiste, et les contre-poids sont« dès lors aussi nécessaires dans ces machines que dans les autres. »

N° 301 (page 437).

Essieux coudés de M. Schivre.

Quelques-uns de ces essieux ont effectué des parcours considérables.

Le 23 mai 1863, lessieu coudé de la machine 284 se rompait prèsd 'Illfurth.

Cest un des tourillons qui se brisait, un peu en dedans de la douilledemmanchement dans le bras de la manivelle, et tout près du collet venude forge sur ce tourillon. Une zone circulaire de 0 m ,03 de largeur indi-quait une fracture ancienne.

Les circonstances étaient, en un mot, fort analogues il celles que pré-sentent les ruptures des essieux de wagons dans,le moyeu.

Lessieu de la machine n° 284 avait parcouru 576.740 kilomètres, chiffrefort élevé pour un essieu coudé (305, 2°), et qui tendrait a justifier le modede construction adopté par M. Schivre. Mais il sagit dune des anciennes