CHAP. I". — CHAUDIÈRE. — CONDITIONS GÉNÉRALES.
CHAPITRE PREMIER.
CHAUDIÈRE PROPREMENT DITE.
§ I* r . — Préliminaires.
«. C’est de la condition, sur laquelle nous avons insisté plusieursfois, de la petitesse du poids de la machine (et l’on peut ajouter de lapetitesse de son volume), relativement à sa force, que dérivent lescaractères essentiels de la chaudière, principal élément du poids etdu volume.
Pour qu’un générateur d’un faible poids et d’un faible volume,contenant par suite peu d’eau, produise beaucoup de vapeur, il fautque les produits gazeux de la combustion pénètrent, pour ainsi dire,dans tous les points de cette masse d’eau, et que la grande surfacede chauffe ainsi obtenue soit formée surtout de parois métalliqueslégères, c’est-à-dire minces, même sous les pressions les plusélevées. 11 faut d’un autre côté, pour brûler sur une grille d’uneétendue restreinte une quantité de combustible en rapport avec ledéveloppement de la surface de chauffe et avec l’activité de la va-porisation moyenne par unité de surface, disposer d’un tirage mé-canique très-puissant, le tirage naturel ou déterminé par une che-minée étant évidemment impraticable.
Les deux principes, grâce auxquels' la locomotive remplit cesconditions, sont, comme tout le inonde le sait : 1° la disposition tubu-laire, c’est-à-dire la chaudière à foyer intérieur poussée pour ainsidire à la limite; 2° le tirage par l’injection dans une petite che-minée rudimentaire, de la vapeur qui s’échappe des cylindres.
Si la condition de la légèreté et du petit volume résulte nécessai-rement de la participation de la locomotive au mouvement qu’elle pro-duit, cette condition est aussi en harmonie avec un autre caractèrede son service, la discontinuité. La marche des moteurs fixes estordinairement continue pendant des périodes plus ou moins prolon-gées. La mise en feu ne se reproduisant qu’à des intervalles assezlongs, le temps et la dépense de chaleur nécessaires pour mettre la