. DV MOVVEMENT
batu tout ce qu'ils avoient rencontré de contraire,prennent la fuite& ne trouvent point de lieu aſſezeminent pour ſe deffendre. Le deſordre& la confuſionqui s eſtoit miſe dans cette Armèe avec la perte du-ne grande partie de ſon bagage, neuſt point d'au-tre cauſe que leur ignorance,& au lieu de ſe pouvoirplaind re de la perfidie de cet Element, ils virent quecelle qui eſtoĩt venuẽ par degrez comme pour leurdenoncer la guerre, ne les voulant pas ſurprendre toutà coup, commenqqa à faire retraite qu'il prirent pourun acte de clemence tout à fait admi fable. Sils re mar-querent en ſuite la neceſſitè& lordre de ſes emotions,au moins Ariſtote n'en peut pas eſtre averty; caril eſtoit deja mort, ou il mourut peu apres, non pas enſe precipitant dans Euripe, qui eſt une mort in ven-tèe par les ennemis de ſa lecte& de ſa Doctrine, odn'ayant rien trouvè à reprendre ils en ont feint dansſes actions;& qui eſt cloignẽe de la douceur& dela politeſſe de celuy qui neſtoit pas moins un or-nement de la Cour du grand Alexandre que de LA ca-demie; de celuy qui ne fe contenta pas d' avoit adouci laPhiloſopbie rigoureuſe des Stoiciens qui mettoient lafelicitè dans Apathie, Tinfenſibilitè de la mort mé-me, vouloit quelle fut accompagnée de la longueurde la vie,& d vne renommès qui la ſuivit dans la po-ſteritè. Les perſonnes qu'il envoyoit d' Achenes quieſt un coin aſſez enfoncé dans la Mer Meditertanée& èloignẽde! Ocean, comme p᷑ ay dit, en diverſes par-ties qu Monde, aux deſpens d' Alexandre pour y re-marquer les differences, les eſpeces& proprietez desplantes& des animaux nalloient d' ordinaire que versla Perſe& autres centrèes voiſines, où la natut e eſtoitla plus vigoureuſe, ſgachant dailleurs que la natut e