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Du mouvement de la mer et autres veritez naturelles dont les causes son les plus inconnues / Jean de Lartigue
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DE LA MER. 129vorps reduits en des parties tres petites, ſans qu'il sen en-gendre du feu, à moins qu'il y ait vne grande force& ce-eritè de mouyemẽt qui ne peut eſtre denièe aux CieuxꝰJe la l'on voit l'erreur de deux opinions; dõt la premie-e attribuè origine du Feu à la conſtipation de la ma-tiere il eſt detenu; car la ſeule compłeſſion peut bienbroyer des corps ſolides,& les reduiie en poudre, maisnon pas en produire le Feu; ſila violence& viteſſe dumouvement ne ſe fait par la colliſion de ces corpsJattenuation& rarefaction de Air qui afait! Elementdu feu: Veu que mème la colliſion des cor ps fluidesproduit la flamme comme dans le tonnerre parchoc& la rupture des nutes, puis que de la colliſiondes mẽmes nutes il ſe fait un Epouventable bruit, quine requiert pas moins pour ſa production le choc descorps durs& ſolides, comme hexperience& la Doctri-ne d' Ariſtote nous montre. L'autre opinion donne lachaleur au Soleil& au reſte des Aſtres, qui fut miſe lapremiere fois en avant par Anaxagore,& en ſuite parDemocrite ſon Diſciple, qui ont comparè le Soleilà la maſſe d vn fer ardent, qui eſt plutoſt vne ima-gination ou vne figure propre des Poëtes qu'vndecret veritable d'vne Philoſophie ſolide. De tellesqualitez ne conviennent point aux Aſtres, la ſumiereeſt bien propre au Soleil, mais ceſt vne qualité toutepure& incomparablement plus excellente que cettelumiere, qui eſt parmi nous foible, caduque& imbe-cille; Celle. ne produit pas immediatement& de ſoyla chaleur, comme fait le feu, mais par interventionde la lumiere, comme experience fait voir: Car plusles montagnes ſont hautes, plus le froid y eſt vehement,

D 5& non ſeulement la lumiere, mais la chaleur du Soleil

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