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Du mouvement de la mer et autres veritez naturelles dont les causes son les plus inconnues / Jean de Lartigue
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854 DV MOVVEMENTme ſt renfermẽ de quelque vaiſſeau;ʒ ainſi qu Ariſtote adefiny le corps ſec& la leichereſſe, d' iis inferent en-core que chez luy le corps dur eſt un eſpece de ſec, ouqu' Ariſtote na pas expliquè ce qui conſtituꝭ le corpsdur& le liquide.

uelques unes de ces conſequences ſont auſſi veri-tables que faciles, mais ſi Ariſtote a defini bhumidité& la ſeichereſſe de la facon que nous venons de dire,ce qu'il fait aux livres de la generation; il ne laiſſe pasdexpliquer toutes les qualitez des corps qui ſuiventdes quatre premieres, comme il a fait exactement dansle quatrième des Meteores, parmi leſquelles la duretéla moleſſe& autres ſont compriſes, comme on peutvoir. On peut encore dire que la dureté& la liquiditéfont comme les derniers degrez de la ſeicheteſſe& dehumidité; qu ainſi on a tort de confondre le corpsdur avec celuy qui ſe contient dans ſes propres bornes,parce qu'il y a de la difference entre le ſec& le dur;par exemple, de petites tablettes de ſucre ſont ſeiches& non pas dures,& le metail eſt dur& non pas ſec: carlhumide ſe mèlant avec la Terre fait la dureté; de laTerre en poudre ſe contient dans ſes bornes& n'eſt pasdure, mais ſeulement ſeiche: L'eau ſeiche des Philoſo-phes qui ne moüille point& qui eſt peſante, ne ſe con-tient pas dans ſes propres bornes,& nenferme en elleaucune humidité, De la poudre tres ſubtile à leur com-pte, eſt liquide quand elle eſt en mouvement, commecelle qui paſſe dans un horloge de ſable. IIs n'expli-quent pas de quelle maniere ſe fait la liaiſon des corpsqu'ils napprofondiſſent pas, Sarreſtant aux figures,comme ils nexpliquent pas auſſi les cauſes de la liquidi-; mais parce qui'ils voyent que les parties mẽmes ducorps liquide y doivent contribuer, ils veulent que les