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de toute la Nature que deux parties, dont le Ciel eſtoitla cauſe efficiente,& les choſes inferieures la matiere&le ſujet de ſa vertu. Mais quelle eſt cette vertu? LAſtro-logie en a mis pluſieurs differentes,& parriculieresdans les Planettes& les Eſtoilles, du moins dans les plusconſiderables ou plus connuès qu'elle a appellces dunom d' Ip fluences& de vertus occultes: mais cette Do-crine fauſſe& imaginaire eſt contraire à toute lan-cienne Ph iloſophie,& inventëe depuis celle d Ariſto-te& de Platon, comme nous avons dit cy deſſus, eſtantcertain que ces deux Philoſophes ne l ont point recon-nu pour veritable, puis qu'ils expliquent toute la Na-ture ſans faire aucune mention de ces Vertus& Influen-ces, qu'ainſi ils les ont rejettes plus fortement parleur ſilence& par le mépris qu'ils en ont, que parune infinitè de diſcours& les raiſonnemens diffus quien ont eſte faits depuis,& bien qu'ils n'en ayent pointparlè ils nous ont laiſſe des principes que nous avonsſuivis juſques: icy, d où nous tirerons des preuves pourles combattre.
Le mouvement Circulaire qui eſtant le plus par-fait de tous les mouvemens qui en contient la for-ce, les perfections& les vertus convient auſſi au corpsle plus parfait, ſans qu'il ſoit beſoin d'imaginer au-cune autre vertu differente de celle de ce mouvement,
ui répond J excellence& à la dignitẽ des corpsCeleſtes. Vne ſeule Nature a une ſeule ptoprieté, bienque cette proprietè& vertu ſe puiſſe partager enpluſieurs autres, ſelon les divers effets qu'elle produitpropottionnez à la dignité de ſa nature. Le Corps leplus parfait de tous ne doit avoir que le plus parfait detous les mouvemens, parce qu' ayant le mouvemen
qui