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Du mouvement de la mer et autres veritez naturelles dont les causes son les plus inconnues / Jean de Lartigue
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162 DV MOVVEMENTraiſonnable, ſont une lumiere la méme, od ſi ſembla-ble à la lumiere& à la chaleur celeſte& elementairequ'elle a ſemblè à pluſieurs une partie des Aſtres,&une portion celeſte, que pour cela ils ont appellè di-vine. Que ſi les Aſtres operent icy bas par le mou-vement& par la lumiere, comme il eſt manifeſte, ils'enſuit qu'il n'y a point d' influence, ni de vertu oc-culte. Parce que le mouvement circulaire& la lumie-re eſtant des proprieteʒ& des qualiteʒ communes 4tous les Aſtres, ils auront l'infuſion de la lumiere com-mune,& partant tous une meſme vertu; puis qu' ilsmagiſſent que par le mouvement& par la lumiere. Ain-ſi ces vertus occultes ſont ſuperfluès,& par conſe-quent ſuppoſeéecs.

On ne peut point fonder ces vertus& influencesſur les mouvemens particuliers, ni ſur les lumieresqu'on a voulu eſtre differentes dans les Aſtres, princi-

ale ment dans les Planettes, comme dans Saturne decouleur paſſe ou plombèe, dans Iupiter vive, dansMars rouge, dans Venus blanche;& ainſi des autres,& la rẽponſe tirèe de la difference des mouvemens&des lumieres dont ceux qui admettent ces vertus particulieres pretendroient ſatisfaire à la force de la preuveprecedente ſeroit vaine, dautant que cette differencede mouvemens& de lumieres, quand me elle y ſe-roit veritabſe, elle ſe reduit à la vertu genetale du mou-vement& de la lumiere des Cieux, dont elles ſont unepartie,& par conſequent ne peuvent rien produire quepar leur moyen& par leur vertu. 1. Parce que la forcede chacune de ces parties des Cieux qui font les Aſ-tres, quand bien elle ſeroit particuſiere, ſe perd& ſeconfond en celle du tout avant que de parvenir icy bas