DEB LA MER. 145de la matiere, comme il eſt prouvẽ, donc elle vient dela Divinitẽ, qui en elle- meſme eſt toute ſplendeur&lum iere.
La nature des Couleurs eſtant la meſme que cellede la lumiere dans opinion de cët Auteur,& commeil dit une lumiere modi fie, il eſtoit comme d'une ſui-te de les expliquer, mais ayant pris plus d haleine! Ou-vrage qu'il a fait ſur les couleursde Iris, où elles ſontcomme dans leur éclat& dans leur thröne, ne laiſſerien à deſixer, ſoit pour la connoiſſance de leur natu-re ou celle de Rur nombre, de leur ordre,& de leurdiverſitè. Et non ſeulement nous pouvons tirer de lau-torité pour noſtre opinion, des ſentimens, à caufede la conformitè qu'elle a avec eux; mais il la fait avectant d exactitude que nous avons cri devoir renvoyerceluy qui en voudroit en eſtre plus amplement inſ-truit, aux choſes qu'il en a decouvertes, où il ne laiſſerien ſans eſtre examinè juſques aux moindres particu-laritez, qui euſſent peut eſtte eſté capables d aveu-gler ou d ebloũir tout autre eſprit qui eut voulu les re-garder de ſi pres qu'il a fait.
La cauſe du debordement du Nil tirée du Nitre,neſt pas moins une preuve de la veritè de noſtre opi-nion touchant la meſme matiere,& bien qu'en appa·parence ces opinions ſemb ent differentes, toutesfoiselles s accordent. Car il eſt certain que eau du Nil eſtnitreuſe de meſme que le Terroir,& en confirmationde cette veritè nous avons rapportè les ſentimens d' A-riſtote& d'Herodote, qui tiennent que le Terroird' Egypte eſt limoncux& un preſent de a Riviere parles remarques qu'ils en font en grand nombre, priſesdes particularitez de l Egypte, par conſequent le Ter-
III. Partie.