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Du mouvement de la mer et autres veritez naturelles dont les causes son les plus inconnues / Jean de Lartigue
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DE LA MER. 145rarefaction,& à cette preuve on auròit pd encore enadjouſter une autre en laiſſant eau dans le flacon juſ-qdes au ſoir, puis que ſi eau Midy eſtoit rarefiëc ellene manqueroit pas au ſoir à ſe condenſer.

Cette pretenduꝭ rarefaction& ᷑le vation non ſeu-lement na point eſtè juſtifièe par les experiences cy-deſſus ſpeciſiꝭes, mais encore on ne s eſt jamais apper-ceu que le Soleil eſtant dans le Meridien, de quelquelieu les eaux y ſoient plus hautes qu'en un autre temps,ce qui eſt neanmoins ſi aife à voir,& par ceux la ſurtout qui habitent les Iſles aux environs de la ligne,

u'il eſt impoſſible quils ne Teuſſent remarquè. Maisd'ailleurs quand cette rarefaction& élevation d' eauauroient lieu(ce qui n'eſt point) bien loin davoir leselfets que cẽt Auteur ſe promet, elles en auroient detous contraires; car ſi les eaux de chaque lieu de laZone Torride eſtoient levèes à meſure que le Soleilſeroit à leur Meridien, il eſt ſans doute que les meſ-mes eaux pour reſtaurer le niveau de la Mer qu'ellesauroient troublè, ſe rẽpandroient auſſi bien vers leNord& les le Sud que vers Occident e eſt pourquoyles vaiſſeaux qui auroient à approcher la ligne dequelque coſtè qu ils y vinſſent, ils trouveroient cerẽpanchement des eaux qui leur ſeroit contraire, com-me auſſi ils le trouveroient favorable pour sen éloi-gner; Tout le contraire, neanmoins, S experimentetous les jours, les vaiſſeaux ayant bien plus de facilità approcher la ligne quà st en ẽloigner, dequoy meſ-me le Sieur Voſſius tombe d'accord.

Deailleurs, dans les Mers de la Zone Torride, qui ontdes Tertes vers Orient& vers l Occident(comme dãsla Mer Atlantique, qui a P Affrique au Levant& 1A

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