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DE LA MER. 179Equateur, de m ſme que ceux qui ſont du coſtè desſignes Meridionaux ou du coſtè des ſignes Septen-trionaux, ont deux temps ou deux ſaiſons chaque an-nee ſujettes à des grandes pluyes, bien que ces pluyesartivent en diverſes manieres.
Auſſi des grands& celebres Auteurs qui ont veula difficultè qu'il y avoit à rendre raiſon du déeborde-ment du Nul par ces pluyes, ont eu recours aux nei-
es fondus au Mont- Atlas,& autres qui ſont dans laLybie& TAffrique, portées dans le Nil par deux Ri-vieres, dont les emboucheures ſont appellées les Ca-taduppes ou Catatactes du Nil, ou les peuples qui ydemeurent: ſont ſourds,& nous avons veu des plusſcavans& habiles Mathematiciens de cette fameuſeVniverſité& ᷑clairez des lumieres de la Philoſophie,qui attribuoit aux neiges le dèbordement dont eſtqueſtion. Mais ayant appris avec certitude par unMedecin digne de foy, qui avoit voyagè en ce pays-la, que ce dèbordement arrivoit le vingt· deuxieme deIuin preciſèment à huit ou neuf heures du matin. IIcrut que ce temps montroit que les neiges ne ſont pointla cauſe de ce debordement, parce qu il peut faire plusde chaud& plus de froid en un temps qu en un au-tre, qu'ainſi cette fonte de ne iges arriveroit plutoſt ouplus tard,& partant I Inondation comme nousvoyons le temps plus pluvieux ou plus ſerei s; lePrintemps a eſté froid juſquà la fin de Mars, bienque lannèe derniere il faiſoit grand chaud au com-mencement de Mars. Ce voyageur curieux rapportoitauſſi que les peuples qui ſont aux emboucheures desdeux Rivieres qui tombent des hautes montagnes dansle Nil, ſont ſourds, mais qui il faut entendre cette ſur-