igo DE L’ACTION DE LA LUMIERE
température ordinaire dans un lieu parfai-tement obscur : au bout de six jours, l’ayantexaminé, on a trouvé que les gaz n’avoientnullement réagi l’un sur l’autre, et que sialors on les faisoit traverser par des rayons delumière, ils détonoient tout aussi promp-tement et tout aussi violemment qu’ilsl’auroient fait immédiatement après leurmélange.
TROISIÈME EXPÉRIENCE.
383. Après avoir fait un assez grandnombre de mélanges toujours semblablesaux précédents , on en a exposé à une lu-mière solaire extrêmement foible, et à deslumières diffuses variables en force. Dansle premier cas, il n’y a point eu de déto-nation (i) ; mais le gaz muriatique oxigénéa été décoloré et converti en gaz muria-tique, dans l’espace de quelques minutes :dans les autres, cet effet n’a été produitque dans un long espace de temps. Il a fallu
(i) Si la lumière n'étoit pas extrêmement foible, il yauroit détonation.